OBSERVATION IV
Paralysie ascendante aiguë survenue dans la convatescence d’une fièvre typhoide. — Mort.
(RÉSUMÉE)
D...,? ans, soldat au 129 de ligne, entre au Val-de- Grâce, le 5 février 1886, avec tous les signes d’une fièvre typhoïde, qui semble remonter à dix jours. Le 15, défervescence.
Après trois jours d’apyrexie, la température s'élève de nouveau. Le 24 au matin, après une nuit assez bonne, le malade s'aperçoit que ses membres inférieurs sont inertes.
Les jambes sont atteintes de paralysie flasque complète totale.
La sensibilité est abolie dans tous ses modes, les réflexes cutanés et tendineux ont disparu.
Les muscles abdominaux se paralysent, ainsi que les intercostaux des deux côtés.
Puis, il survient une parésie notable des membres supérieurs, surtout à droite; la force musculaire est très diminuée, les doigts se fléchissent à peine.
Intelligence intacte; il n’y à jamais eu de phénomènes douloureux.
Dans l’après-midi, la paralysie s’accentue vers les membres supérieurs. Les deux bras sont inertes, flasques; absolument paralysés. Sensibilité abolie.
Rétention d'urine. Selles involontaires.
La respiration s’embarrasse, la mort survient vers la fin de la nuit.
A l’autopsie, on ne trouva que des lésions des nerfs périphériques. :
(Prrres et VaiLzarp, Archives de Physiologie, 18387.)