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pour type, avec cette différence cependant qu'il présente des troubles sensitifs et surtout une absence de réaction du système sympathique : le réflexe pilo-moteur faisait complètement défaut dans la zone correspondant au territoire d’innervation du circonflexe et de C5, c’est-à-dire celui où la sensibilité était diminuée sous tous ses modes.
Dans le second cas, il s’agit d’une femme de vingt ans, à qui on avait fait une injection préventive de 20 cmc de sérum anti-streptococcique à la suite d’un travail laborieux. Quinze jours après apparurent des douleurs extrêmement vives dans les membres inférieurs avec troubles sensitifs surtout marqués aux extrémités. Le réflexe pilo-moteur était ici complètement normal et il apparaissait dans toute la région anesthésiée aussi bien que dans les régions saines.
A. Thomas nous dit avoir observé dans d’autres cas de polynévrites une pareille intégrité du sympathique et « lorsque les fibres sympathiques étaient atteintes, elles ne l’étaient ni au même degré, ni avec la même précocité que les fibres sensitives et motrices.
Essayant d’expliquer la différence de ces deux cas, il émet une hypothèse sur le siège de la lésion dans la paralysie du membre supérieur, c'est-à-dire celle qui nous intéresse surtout. Nous ne pouvons mieux faire que de citer ses conclusions :
« La superposition des troubles sympathiques et des troubles sensitifs démontre déjà à elle seule qu'il existe une lésion sur les nerfs au-delà de la coalescence de la racine et du communicant gris. Si la lésion
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est radiculaire, il ne peut s’agir d’une lésion intrarachidienne ou uniquement rachidienne. Il n’est plus question d’un processus local, d’une lésion en foyer (comme dans les polynévrites). On peut se représenter l'existence d’une lésion de la cinquième racine au niveau de l’origine du nerf du grand dentelé, au-dessus de l'union de cette racine avec la sixième, dans un segment où les fibres motrices, sensitives et sympathiques qui sont atteintes, sont groupées dans le même secteur du nerf.
Il est plus difficile de supposer l'existence d’une lésion sur le trajet du tronc secondaire postérieur, à cause de l'intégrité du grand rond, du grand dorsal, à cause de la participation du grand dentelé. Il serait peut-être moins logique de supposer que le syndrome peut être produit par une triple lésion, siégeant à la fois sur le circonflexe, le nerf sus-scapulaire, le nerf du grand dentelé.
Quoiqu'il en soit du siège exact de la lésion dans toutes ces hypothèses envisagées, le processus morbide se présente comme une lésion locale, interstitielle, qui frappe tous les éléments nerveux qu'il rencontre, n'épargnant aucun d'eux.
Notre observation diffère de la plupart des observations publiées antérieurement par la présence de troubles sensitifs, mais, si limitée qu'elle soit, cette zone d’anesthésie vient appuyer sérieusement l'hypothèse de la lésion locale et l’on peut se demander si elle n’a pas échappé à la vigilance de quelques observateurs. »
Donc, pour A, Thomas, dans les formes typiques avec participation du deltoïde, du grand dentelé et des
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épineux, la lésion siégerait sur C; au niveau de l’orignie du nerf du grand dentelé. Cependant, cette explication ne répond pas à tous les cas ainsi que le reconnait A. Thomas lui-même :
« Si la névrite siège généralement sur une racine elle peut aussi dans quelques cas se fixer sur un tronc nerveux, comme dans l'observation de Sicard et Cantaloube, sur les nerfs musculaires, et même sur la moelle, comme l’admettent Sainton, Descouts et Le Clerc. »
20 — Cause de la lésion.
On peut logiquement envisager trois hypothèses la toxine, l’antitoxine, le sérum.
A. — La Toxine.
Certains auteurs, J. Lepine surtout, ont incriminé la toxine tétanique qui serait insuffisamment neutralisée dans le sérum.
On a bien prétendu que la toxine tétanique n'avait aucune action paralytique en dehors de la forme céphalique spéciale de Rose, mais Pollet rapporte une observation de Huatek d’un cas de tétanos non trailé par le sérum et suivi de polynévrite comparable à celles décrites après sérothérapie. Ainsi, contrairement à l'opinion classique, la toxine tétanique peu, quoique exceptionnellement, provoquer une paralysie névritique.
Dans un cas de J. Lepine, il y eut aussi une tendance générale à la contracture et un léger trismus qui peuvent plaider en faveur de cette hypothèse.