‹ Contribution à l'étude des paralysies périphériques isolées du nerf grand-hypoglosseChapitre 4 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

De la terrible tourmente de la guerre, ont surgi, en grand nombre, les enseignements de toute nature.

Beaucoup ont été recueillis et publiés, en des travaux intéressants, qui ont ouvert, et, quelquefois, traité d’une manière complète, maint chapitre de pathologie, de physiologie, d'anatomie et, fréquemment, de thérapeutique.

Dans le grand service du Centre de chirurgie cervico-faciale, que, depuis l’année 1916, M. le Professeur Sebileau n’a cessé de diriger activement avec une compétence indiscutée et un admirable esprit d’abnégation, parmi le défilé journalier des lamentables misères, que représentent ces effroyables mutilations de la face, il nous a été donné d’observer certains faits, d'ordre physio-pathologique, se rapportant à des lésions, de gravité variable, du nerf grand hypoglosse avec leur répercussion sur la motilité de la langue. Sur les conseils de notre maître

distingué, nous avons tiré de cette observation, ce court travail, basé sur quelques faits cliniques, que nous avons constatés où que nous avons empruntés à de récentes publications.

A l’une des séances de la Société de Chirurgie de l’année 1916, le regretté professeur agrégé H. Morestin, présentant un blessé atteint de « paralysie de la langue par section des deux nerfs grands hypoglosses », faisait précéder l’observalion, que nous relatons d’autre part, du préambule suivant.

«Les lésions des nerfs craniens par blessure de guerre, disait-il, ont été, pendant ces derniers mois, beaucoup moins étudiées que celles des troncs nerveux des membres qui ont suscité une foule de travaux intéressants. Elles méritent cependant une attention particulière et il serait ulile, par l'examen des faits nouveaux, de reprendre bien des points de physiologie et de pathologie concernant ce sujet. »

Depuis lors, nombreuses ont vu le jour, les publications ayant trait à des lésions combinées des dernières paires crâniennes.

Nous avons pu, de notre côté, réunir quelques cas, rares, il est vrai, de paralysie non associée du nerf grand hypoglosse, uni ou bi-latérale, dans lesquels le tronc nerveux a été atteint par un projectile, qui n’a laissé, par son passage, de troubles moteurs que dans le territoire de la XIIe paire cranienne.

Nous avons pu assister à la réalisation, q'asiexpérimentale, d’une paralysie de ce nerf, dans deux circonstances, où, opératoirement, et, dans un

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