SHOT ZE
# : . # vé un cas dans le service du Professeur agrégé ALAJOUA- -NINE.
OBSERVATION X (Résumée)., — Hématomytlie certicale post-
troumatique avec paralysie Au diaphragme.
5... Louis, âgé de 32 ans, a été victime chez lui d’une chute qui l'a rendu instantanément incapable de mouvoir sas bras et ses jambes. Le lendemain, quelques mouvements des membres supérieurs sont possibles, puis ‘dés mouvements de flexion du genou ont pu être effectués.
Lorsqu'il 4 été transporté dans le service de M. ALAJOUANINE, le 10 juin 1941, il présentait une quadriplégie spasmodique avec réflexes d’automatisme médullaire aux menbres inférieurs; troubles de la sensibilité objective remontant jusqu’au niveau des racines cervicales et consistant en une hypoesthésie très marquée pour la piqûre, le tact, le chaud et le froid.
La respiration th.’acique était normale; par contre, dans l’inspiration, les hypochondres et l'épigastre, au lieu de se soulever, étaient le siège d’une dépression, encore plus nette dans l’inspiration forcée. A l'expiration, les mouvements inverses se produisaient. Les tracés de la respiration matéralisent cette inversion dans les mouvements de la respiration abdominale.
Actuellement (30 octobre 1941), les symptômes parétiques ont considérablement régressé aux membres supérieurs et inférieurs. La respiration diaphragmatique est en partie revenue.
Une ponction lombaire faite le 10 juin avait retiré un liquide clair, contenant 0,2 cellules par mm3, O0 gr. 27 d’albumine par néphélémétrie ; le B. W. y était négatif et le benjoin colloïdal nor-
mal,
Tumeurs médullaires
. Les compressions par tumeur médullaire sont parfois capables de déterminer des phénomènes asphyxiques par paralysie des muscles de la respiration. Un cas remarquable en a été publié à la Société Médicale des Hôpitaux (6 septembre 1940) par MM. CI. VINCENT, NiCAUD,
Daum et Le Loc’. Nous en extrayons ce qui Se rapporté à la paralysie rispiratoire.
< À son entrée dans le service de M. NrcaUD, le 14 avril, les 4 membres sont inertes. La phonation est très défectueuse à cause des troubles respiratoires. Le rythme respiratoire est de 40 par minute. Seuls les muscles respiratoires supérieurs sont actifs et l'abdomen immobile atteste la paralysie du diaphragme. La Cyanose est peu accentuée, . ;
Le 25 avril, la malade est transportée dans le service de M. Clo- VIS VINCENT. Elle présente alors des troubles respiratoires particulièrement impressionnants. Elle est assise dans son lit, le visage anxieux, les lèvres cyanosées. Les muscles scalènes paraissent assurer seuls une faible respiration. La paroi abdominale est immobile. La malade ne peut parler. Les lèvres esquissent quelques mouvements, mais de la bouche ne sort aucun ‘son. Pendant deux nuits consécutives, la malade ne peut dormir. Le lendemain, elle asphyxie et l’on doit la mettre dans le « pouxon d'acier ». Le jour suivant qui à été fixé pour l'opération, la malade qui a passé la nuit dans l'appareil a le visage et les lèvres de coloration presque normale. On essaie de l’opérer assise pour lui permettre de ses servir de ses ipspirateurs accessoires. Mais à peine est-elle installée sur le fauteuil que la respiration cesse. La malade devient bleue et perd connaissance. Il faut une heure de respiration artificielle manuelle pour ramener une léger: conscience. dise sur l'appareil de Cot, elle est installée sur la table d'opération, l'appareil fonctionnera toute la durée de l'intervention.
. On trouve une tumeur qui comprime les 2e et ge segments cervicaux de la moelle et que l'examen histologique révèlera être un méningoblastome. La moelle est réduite à & mm. d'épaisseur. Après l'intervention, la malade est sans connaissance, cyanosée ; elle est remise dans le poumon d'acier. Au bout de quelques heures, la coloration du visage redevient PoRRAle et la conscience revient.
< … La malade reste 2 jours dans l'appareil: elle est sortie 2 fois par jour pendant quelques minutes pour les soins généraux.
Elle s’alimente dès le premier jour. Vers le cinquième, les mouve-
ments du diaphragme réapparaissent, mais la fatigue se fait vite sentir. Le 7 mai, elle reste 20 minutes au dehors de l'appareil. Le 16, elle en sort définitivement.
< Quant aux troubles moteurs des membres, ils ont peu à peu régressé complètement ».
Mal de Pott cervical
Le mal de Pott cervical est susceptible, en agissant par compression, de provoquer des troubles respiratoires et d’amener une issue fatale.
Nous avons observé un malade B.., atteint de mal de Pott de la cinquième cervicale qui avait présenté des phénomènes asphyxiques d'installation rapide accompagnant une quadriplégie. À l’entrée dans le service de M. ALA- JOUANINE, l’examen montre l'existence d’une paralysie totale des intercostaux et d’une parésie phrénique. Son rythme respiratoire était accéléré; il y avait, avec la pàleur de la face, de la cyanose des lèvres. Il fut transporté immédiatement dans un service de neuro-chirurgie pour tenter par une laminectomie de lever la compression médullaire; celle-ci paraissant due à un abcès intrarachidien. L'intervention ne put être exécutée. Le malade meurt d’asphyxie moins de vingt-quatre heures après son transfert.
Myélites aiguës
Les myélites aiguës, lorsqu'elles intéressent les segments dorsaux et surtout cervicaux de la moelle, peuvent donner des paralysies des muscles de la respiration.
Poliomyélite antérieure aiguë
La poliomyélite antérieure aiguë est responsable du plus grand nombre de paralysies respiratoires publiées. En Amérique, en Angleterre, en Allemagne, dans
les Pays Scandinaves, en Australie, nombreuses sont les observations qui relatent des paralysies diaphragmatiques et intercostales. En France, les publications sont plus rares, mais elles ne sont pas exceptionnelles. Ces atteintes respiratoires ont une fréquence variable suivant les épidémies: 63 cas sur 1632, soit un peu moins de 4 % dans une série de poliomyélite observée par Brapy en 1932 et 1933: dans une statistique fournie par BLack- WELL On trouve dix-sept cas sur 129, soit un peu plus
de 13 %.
Nous avons relaté deux cas de paralysièés respiratoires poliomyélitiques (observations I et VIH), MM. Noël Fins SINGER, J. FauveTr et J, Nick en ont publié récemment un cas, suivi de guérison: nous y faisons de larges extraits :