CONCLUSIONS
L'étude des paralysies des muscles de la respiration nous permet d'aboutir aux conclusions suivantes:
1°) Maigré les observations paradoxales rapportées sur certains Cas de phrénicectomie bilatérale, le rôle du diaphragme dans l’inspiration ne doit pas être minimisé. - Ce muscle reste le muscle inspirateur essentiel.
2°) Dans l'inspiration, les intercostaux ont également un rôle essentiel, maïs cependant moins important que celui du diaphragme.
3°) Les paralysies respiratoires sont souvent méconnues, l’attention des cliniciens étant peu attirée sur ces troubles morbides; elles sont cependant de diagnostic facile.
4°) Les paralysies les plus fréquentes et surtout les plus importantes du point de vue clinique intéressent le diaphragme, les intercostaux ou même le diaphragme et les intercostaux.
5°) Leur gravité est fonction de leur cause, mais également de leur étendue. Une paralysie totale est mortelle. Une atteinte subtotale peut permettre une survie précaire et peu prolongée. L’atteinte des intercostaux ou surtout du diaphragme est compatible avec la vie mais une complication pulmonaire minime telle qu’une bronchite est capable d’amener un dénouement fatal.
6°) Au cours de l’évolution des paralysies de la respiration, des complications peuvent à tout moment ag-
graver la gêne fonctionnelle et même entraîner la mort. Elles frappent l’appareil respiratoire.
Les unes, précoces, sont peut-être dues à des phénomènes d’ordre vago-sympathique.
Les autres, beaucoup plus fréquentes, sont d’étiologie infectieuse; elles peuvent survenir®dès le début de la paralysie, mais souvent elles apparaissent dans les semaïines ou les mois qui suivent et sont responsables d’un haut pourcentage de mortalité.
7°) Les troubles respiratoires qui prêtent le plus souvent à erreur sont les troubles bulbaires. C’est à eux que bon nombre d’auteurs rattachent les manifestations fonctionnelles qui sont en réalité sous la dépendance de la paralysie des muscles respiratoires.
Ces faux syndromes bulbaires sont beaucoup plus accessibles à la thérapeutique ‘is Que véritable du bulbe.
8°) Dans l’étiologie des paralysies respiratoires, il importe de souligner la fréquence de {a poliomyélite antérieure aiguë, de la polynévrite diphtérique, des polyradiculo-névrites généralisées, enfin des compressions de la moelle cervicale par tumeur ou au cours des fractures et Mxations. |
9°) Ces paralysies sont relativement curables grâce à l’existence d’appareiïls à respiration artificielle ui perméttent de suppléer pendant le temps nécessaire à l’insuffisance de la respiration.
SERV Vu Le Doyen, Le Président de Thèse, BAUDOUIN GOUGEROT Vu et Permis d’Imprimer Le Recteur de l’Académie de Paris :