CLINIQUE
Rien n’est plus variable que la. clinique et l’évolution d’une perforation utérine : depuis la forme spontanément curable ou qui passe inaperçue, jusqu’à la for-
me immédiatement grave et qui entraînera la mort rapi-
dement et ceci que l’on intervienne ou non, on peut trou-
ver tous les intermédiaires, tous les ‘stades, toutes ‘les
variétés. \
Nous envisageorns nécessairement la CHE et l’évo-
lution des perforations utérines instrumentales. \
à ë I. = CLINIQUE
1° Il existe des formes bénignes spontanément cura- bles, quelques- -unes sont connues et citées par les au-
teurs, la plupart restent ignorées des chirurgiens où des
médecins qui-ont commis une maladresse et ne s’en sont
pas rendu compte, ou.bien ont laissé agir la nature. Certes, il est difficile de parler de perforation utérine si elle n’a pas été constatée par la laparotomie; mais il existe dans la littérature même | des cas de perforations manifestes, avec accidents graves telle que hernie d’une anse intestinale et qui. guérissent spontanément. Ber-
gougnan, Quénu en rapportent.
On peut admettre que peuvent guérir ne at un
. certain nombre de perforations
1° Celles qui sont petites, sans blessure d'organes intra-abdominaux ;
Croft
2° Celles qui sont aseptiques, bien qu’il soit difficile d'admettre qu’une perforation au cours d’un curettage survenant bien souvent après une série de manœuvres abortives, puisse être raseptique.
En réalité ces formes restent l’exception et si au cours d’un curettage on a l’assurance d’avoir été cause d’un accident, on pourra, dans certains Cas, attendre avant d'intervenir, mais cette attente devra être une expectative armée. La surveillance devra être rigoureuse et à la moindré modification du tableau clinique dans ses signes physiques ou généraux, on devra pouvoir intervenir.
C’est ce que nous fîimes pour notre malade où nous attendîimes 12 heures avant de pratiquer la laparatomie.
Il faudra également savoir qu’il n’y a aucun rapport entre la gravité des lésions et la gravité de l’état de la malade. C’est pourquoi, dans certains cas, avec grosses lésions abdominales on a pu parler de « latence » de la perforation. À l'inverse, dans certaines formes où de minimes lésions ont été constatées, l’évolution peut deve-
nir rapidement grave.
De ceci nous devrons retenir que ces formes spontanément curables doivent être considérées comme exceptionnelles et que l’on devra donc par conséquent se garder d’un optimisme exagéré.
2° A l'inverse, et ceci est la règle, il existe des formes graves qui vont se manifester rapidement par un tableau clinique extrêmement grave.
— tantôt nous retrouvons des signes d’hémorragies internes. Ceux-ci se constituent rapidement, en une heure ou moins on retrouve l’hypotension, la pâleur, l'agitation, la faiblesse du pouls, la décoloration des muqueuses, le refroidissement des extrémités. :
Les signes d’hémorragie interne peuvent être encore plus graves et plus rapides si un gros pédicule a été touché.
—- tantôt nous retrouverons des signes de péritonite et
ris. ut ÉD