ARS
médicament sur ordonnance ; seule une solution de persulfate de soude et d’ammonium préparée, dans des conditions qu'il a soin de ne pas indiquer, par Lumière, de Lyon, jouirait d’une stabilité justifiant l'emploi de ce médicament. Cependant, depuis bien longtemps déjà, Berthelot, Marshall, Lœwenherz, ainsi que je l'indiquerai dans l'historique, avaient affirmé que le persulfate de potasse notamment pouvait se conserver à l’état sec un temps très long, puisqu'ils parlent de plusieurs mois et même de plusieurs années. Frappé de ces contradictions et des discussions qui se sont élevées, j'ai pensé qu'il était bon d’étudier l’aitérabilité comparée des divers persulfates alcalins. J'ai été ainsi amené à constater que la plupart des persulfates de soude : fournis par l’industrie aux pharmaciens étaient des mélanges complexes, tels qu’il est impossible à un praticien consciencieux de livrer la plupart de ses médicaments. Devant l'impossibilité presque absolue où je me suis trouvé d'étudier un persulfate de soude pur, je me suis préoccupé d'abord .de l'obtention d'un sel potassique facile à préparer et, après avoir déterminé sur ce corps la valeur des procédés analytiques que j'ai employés, mon travail a porté sur la préparation et l'analyse des persulfates de soude aussi purs que possible, et comparativement sur le per- . sulfate d’ammonium livré par l'industrie, qui est le point de départ de la préparation de tous les autres sels alcalins. Par suite, ce travail a été divisé comme il suit :
1° Aperçu historique de la préparation, de l'essai et de la décomposition des sels.
2° Dosages de ces sels comprenant : le dosage gravimétrique, deux nouveaux procédés volumétriques rapides et lacomparaison de ces procédés avec la méthode iodométrique le plus souvent
employée.
LE Ve 3° Action de la température sur la vitesse de décomposition des persulfates. A 4° Etude de la préparation du persulfate de soude. o° Conclusions.
Ce travail a été fait dans le laboratoire de M. Henri Imbert, sous son inspiration et sa direction constante. L'année passée auprès de ce maître respecté restera parmi les meilleures de ma vie. Lui dédier ce travail est, pour le moment, le seul moyen que j'ai de lui montrer ma reconnaissance et mon affection. Je le fais avec empressement, dussé-je, une fois de plus, abuser de la grande indulgence qu'il a toujours montrée à ses élèves.
Durant ma vie d'étudiant et mon passage dans les hôpitaux de Montpellier, M. le professeur Jadin m'a prodigué en maintes circonstances difficiles ses encouragements et ses savants conseils, je ne saurais trop l'en remercier et lui redire encore com- . bien je regrette que les nécessités de l'existence, ne me permettent pas de prolonger auprès de lui un séjour qui me fut si agréable. :
- Plus tard, aux heures pénibles et difficiles, qui ne sauraient me manquer, le souvenir de ces deux maîtres sera pour moi d’un puissant secours.