‹ Contribution à l'étude des phénomènes physiologiques concomitants de l'émotionChapitre 14 sur 17 · RS AE · texte numérisé non relu

RS AE

spontanée d’un abcès à la suite d’une frayeur. On ne

peut guère invoquer des soupçons de mensonge ou de

crédulité chez Velpeau ; l’erreur d'interprétation est

évidemment toujours possible, et il peut s'agir d'une coïncidence. Encore plus près de nous Féré a constaté l'arrêt définitif d’un écoulement blennoragique rebelle

sous l'influence des émotions du concours Re

chez un étudiant en médecine.

Ces cas déconcertants sont reliés à des faits d’ apparence plus réelle par ce que nous savons sur l'influence des émotions sur les accès de goutte, sur les crises d'asthme ou sur le mal de mer. Il semble incontestable que ces états morbides peuvent être inhibés par la survenue d’un choc émotionnel. É N'y a-t-il pas là d’ étranges analogies avec ce que nous

savons actuellement des. propriétés thérapeutiques des

chocs humoraux. Si l’on arrive à prouver qu’il s’agit-là

d'états voisins, pourquoi ne pas admettre qu'un choc émotionnel peut faire cesser une suppuration tout comme un choc humoral thérapeutique. Ce rapprochement nous expliquerait certains cas de guérisons qui s’effectuent sous l'influence d’une extase religieuse,

comme il s’en produit couramment à Lourdes ou à Li-

sieux.

L'importance dtque de ce rapprochement ne nous semble cependant pas considérable. [es Anciens semblent avoir eu une opinion très juste à ce sujet : opinion

qui semble d’ailleurs être le résultat d’une discusion.

Aristote croyait beaucoup dans l’action thérapeutique des émotions. Nous voyons qu’il base sur la notion du

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