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Retour partiel des mouvements : l'élévation du bras ne se fait pas complètement; il en est de même pour les mouvements de supination de l'avant-bras et pour les mouvements d'extension de la main sur l’avant-bras ; l’opposition du pouce à l'index et au médius se fait parfaitement, mais elle est impossible pour l'annulaire et le petit doigt, et quand on cherche à provoquer ces mouvements, la malade accuse une douleur assez vive. Phénomène de la main : oscillations rythmiques transversales, de peu d’étendue, quand on fait appuyer un peu fortement la face palmaire du médius de la main du côté hémiplégié sur la face dorsale de l’autre main.
Réflexe du biceps brachial exagéré.
Membre inférieur. — La malade se lève depuis trois ou quatre jours seulement, traine le pied en marchant et signale un peu de raideur dans la hanche. Atrophie légère des muscles du mollet, dème de la jambe et indice de gêne circulatoire. — ‘Tous les mouvements paraissent être à peu près revenus. Notons cependant que si nous recommandons à la malade de fléchir la jambe sur la cuisse, ce mouvement se fait avec difficulté, et qu’il se fait mieux et plus vite si nous avons soin d'appuyer un peu fortement avec la main sur la face dorsale du pied, ou si les draps du lit et les couvertures appuient sur le même point.
Observation IV (PERSONNELLE)
Hémiplégie gauche avec contractures secondaires permanentes. Œdème du pied,
Louis Cress..., 72 ans, confiseur, couché au n° 5 de la salle St-Charles de l'Hôpital-Général (service de M. le professeur-agrégé Mossé).
Antécédents héréditaires : mère morte à la suite d’une attaque d’apoplexie, frères rhumatisants, cousin-germain (côté maternel) aurait eu une attaque d'apoplexie il y a peu de temps.
Antécédents personnels : fluxion de poitrine à l'âge de 20 ans, rhumatismes à l'âge de 56 ans; alcoolisme.
L’atlaque a eu lieu le 28 août 1885. Pas de perte de connaissance. Hémiplégie gauche s’établissant lentement. Soigné d’abord chez lui, puis à l'hôpital St-Eloi, puis entré enfin à l’Hôpital-Général. Au dire du malade, au début la parole était embarrassée, mais elle est revenue après deux jours. À déjà fait une saison à Balaruc.
Etat actuel (mai 1888). — Le malade est gros, ventru, toujours assis où couché, un peu somnolent, le facies rouge, les paupières ren versées en dehors, la conjonctive enflammée. Abaissement de la commissurelabiale gauche;
l’œil du côté hémiplégié ne se ferme pas complètement. La
sensibilité générale est conservée sous tous ses modes. Sensation très douloureuse de fourmillement dans les membres paralysés. Rien du côté de la sensibilité spéciale.
Membre supérieur. — Au début atrophie, d’après le
SE Er
nue
dire du malade. Actuellement nous constatons au contraire de l'hypertrophie. [mpotence fonctionnelle presque complète du membre. Le bras est appliqué au tronc, l'avantbras dans la deini-flexion et la pronation, la main fléchie sur l’avant-bras. Les doigts attirent surtout notre attention : pouce dans l'extension; index, première phalangedans l'extension , deuxième phalange fléchie sur la première, la troisième phalange dans l'extension ; même état pour le médius et l'annulaire, auviculaire, fléchi sur la paume de la main, toutes les phalanges sont &ans la flexion.
Membre inférieur. — (dème du pied ; aucun mouvement de flexion et d'extension de la jambe sur Ja cuisse et de Ia cuisse sur le bassin ne peut se faire intégralement. La marche est à peu près impossible. Nous avons cependant essayé de faire marcher le malade devant nous; il avance avec peine, se tenant aux lits de la salle, en sautillant et ne laissant poser à terre que la pointe du pied, le talon relevé et le pied portant sur le bord externe. Le malade est difficile à manier; il nous est impossible de constater le réflexe rotulien et la trépidation épileptoïde.
Observation V # (PERSONNELLE)
Hémiplégie gauche avec contractures
T..., âgée de 50 ans, couturière, couchée au n° 14 de la salle ....…, hôpital St-Éloi.
Pas d’antécédents héréditaires.
Antécédents personnels : nervosisme, menstruation tardive (18 à 20 ans) mais assez régulière. Aeu huit enfants, tous morts en bas âge, l'un à la suite de convuisions de nature indéterminée. Couches difficiles ayant nécessité l’in-
rod
tervention d’un accoucheur. Aucun antécédent syphilitique. Accuse des crampes fréquentes dans les muscles du mollet. Ménopause à 35 ans.
Entrée à l'hôpital le 28 décembre 1887.— La malade ne peut nous donner que des renseignements très incomplets sur le début de son attaque; la perte de connaissance à étè complète et suivie d’un délire qui a persisté pendant un nombre de jours indéterminé.
État actuel (mai 1888). — La mémoire parait intacte, l'intelligence revenue intégralement, mais lamalade pleure ou rit pour des motifs futiles. L’embarras de la parole est peu marqué et la paralysie faciale notée au début n’est plus appréciable qu'à une déviation de la commissure labiale gauche. Sensibilité intacte dans tous ses modes, cercle sénile cornéen très prononcé.
Membre supérieur. — Atrophie musculaire notable, surtout pour les interosseux et le deltoïide. Le bras est appliqué au tronc, l’avant-bras dans la demi-flexion et dans la pronation; le poignet est légèrement fléchi sur l’avant-bras, les doigts étendus et raides, les mouvements volontaires sont impossibles. Quant aux mouvements qu'on essaie de faire exécuter, ils sont très douloureux.
Membre inférieur. — La malade marche depuis quelques jours, mais en trainant le pied, et se plaint d’une très grande fatigue au bout de très peu de temps. Dans le repos au lit, le membre inférieur gauche tout entier est dans la rotation en dehors, couché sur sa face externe, la jambe dans une flexion légère sur la cuisse. Les mouvements sont presque revenus en totalité, excepté le mouvement d'extension de la jambe sur la cuisse qui ne se fait pas intégralement. Réflexe rotulien exagéré du côté hémiplégié, Nous n'avons pas constaté la trépidation épileptoïde.
Dr
ne)
Observation VI (PERSONNELLH)
Hémiplégie droite datant de l’enfance, avec contracture secondaire permanente et atrophie musculaire.
Aristide P..., 56 ans, Hôpital-Général (service de M. le professeur-agrégé Mossé).
Aucun antécédent héréditaire.
Antécédents personnels : convulsions à l’âge de 2 ans, à la suite desquelles s’est établie une hémiplégie droite complète ; syphilis contractée il y a douze ans.
Etat actuel. — Troubles cérébraux accusés par le maade ; embarras de la parole bien marqué, abaissement notable de la commissure labiale droite.
Membre supérieur. — Pas d'arrêt de développement, mais atrophie musculaire très prononcée; la motilité est complètement revenue dans le bras et l’avant-bras, cependant le malade est moins fort du bras droit que du bras gauche ; tous les doigts de la main droite sont fléchis sur la paume de la main, le pouce en dedans.
Membre inférieur. — Pas d’arrêt de développement ; atrophie musculaire ; parésie, mais tous les mouvements sont possibles ; quand le malade marche, il traine le pied, dont la pointe est portée en dedans et le talon relevé ; réflexe rotulien très exagéré à gauche ; rien à noter du côté de la sensibilité générale ni spéciale. A fait l’année dernière une saison à Balaruc, à la suite de laquelle il a
eu, dit-il, une légère amélioration.
LRJORSE
Observation VII