CONCLUSIONS
I. — Les plaies de guerre, quel que soit l'agent vulnérant, doivent être traitées immédiatement par le débridement et l’exérèse des tissus mortifiés.
[1. — La guérison, aussi bien fonctionnelle qu’esthétique doit être hâtée par une suture: suture primitive ou suture secondaire suivant le cas.
IIT. — Malheureusement les indications de la suture primitive, qui serait le traitement idéal, sont limitées. Outre qu’elle ne doit être pratiquée qu’en période de calme lorsqu'il est possible de surveiller ‘attentivement les blessés, on ne peut la faire qu'avec une grande prudence dans les plaies musculaires graves, à plus forte raison lorsque ces plaies s’accompagnent de dégâts osseux ou de lésions de troncs vasculaires. :
Elle trouve surtout ses indications dans les plaies superficielles s’accompagnant où non de plaies musculaires légères et aussi dans les plaies des parties supérieurs du corps : cuir chevelu, face, cou selon une pratique ancienne et qui tient à la vascularisation de ces régions.
IV. — Toutes les fois que la suture primitive n’aura pas été pratiquée, c’est-à-dire dans beaucoup
LA
de cas, c’est à la suture secondaire que l’on aura recours pour hâter la guérison du blessé.
V.— La véritable suture secondaire, la seule qui soit rationnelle, c’est la réparation anatomique qui, après exérèse des tissus bourgeonnants de la plaïe, reconstitue les tissus plan par plan, par suture des muscles, de l’aponévrose et de la peau. C'est une véritable réparation autoplastique. Outre qu’elle évite par l’amputation de la plaie, les réveils d'infection tardive. elle favorise la restauration ad integrum des tissus lésés par la suppression du tissu cicatriciel, véritable tissu de sclérose en puissance. La cicatrice ainsi obtenue est linéaire, souple, non adhérente aux tissus sous-jacents.
VI. — Les autres méthodes de suture secondaire, soit, rapprochement simple, soit rapprochement après exérèse des bords cutanés de la plaie, trouvent quelquefois leur indication, lorsque la perte de substance cutanée est trop grande, mais même dans ces cas il faut enlever le plus possible des tissus de bourgeonnement à la curette.
\u: Le l'résident dè la thèse,
BROCA ‘® Vu: Le Doyvèa ROGER Vu et permis d'imprimer Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris