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Policard et Desplas, Lyon chirurgical, janvier

recouvre peu à peu ces tissus de bourgeonnement. Quand l’épiderme a recouvert un point de la surface d’une plaie, toute croissance conjonctivo-vasçulaire cesse ; par contre, le processus de sclérose s’installe. Le tissu de bourgeonnement est envahi par un tissu pseudo-aponévrotique jusqu’à l’épiderme ; en même temps on assiste à la régression considérable des vaisseaux; un grand nombre de ceux-ci disparaissent et ne sont plus indiqués que par la gaine conjonctive qui les entourait et qui persiste en. formant des tractus fibreux traversant perpendiculairement les couches pseudo-aponévrotiques.

La plaie complètement cicatrisée, le tissu conjonctif ne croît plus, mais alors intervient un phénomène nouveau : la rétraction du tissu fibreux, on constate une tendance au rapprochement des bords de la cicatrice et un enfoncement de la cicatrice. Ces faits nous montrent que, dans une cicatrice ainsi obtenue la vascularisation, au lieu d’être un système autonome, comme la peau normale, est sous la dépendance du système vasculaire sous-jacent. Au lieu d’être tangentielle la vascularisation se fait de la profondeur vers la surfacé à travers un tissu scléreux pseudo-aponévrotique et par des vaisseaux de calibre réduit, peu musculaires, donc soumis facilement à toutes les perturbations mécaniques.Ainsi s'explique la faible vitalité de l'épiderme. Et fait curieux, à côté de ces phénomènes de transformation fibreuse qui

montent vers la surface de la plaie à partir du niveau du bourgeonnement initial, il existe un processus du

même ordre qui part du même niveau et gagne la profondeur. Le tissu conjonctif inter et intra-fasciculaire du tissu musculaire subit une transformation notable : tout d’abord, infiltration de cellules detype” embryonnaire, ultérieurement phénomènes de sclérose. |

Parallèiement on constate une dégénérescence des fibres musculaires. Ainsi donc, à côté de la cicatrice cutanée, il y a une cicatrice musculaire, infiniment plus gênante au point de vue fonctionnel.

En résumé la plaie évoluant toute seule vers la cicatrisation. à |

On obtient une cicatrisation lente, mal vascularisée, une cicatrice douloureuse.

C'est la cicatrice adhérente, c’est la cicatrice des incapacités définitives, c’ést la cicatrice qui doit être secondairement opérée ; c’est cette cicatrice qu’il faut prévenir par une intervention secondaire.

A. Gineste 2

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