ÉVOLUTION
Plusieurs points méritent d'être étudiés en détail : I. — La douleur.
D'après les neuf cas que nous avons traités ainsi, nous pouvons dire que cette mobilisation immédiate n’est point douloureuse. Aucun de nos blessés ne s’en plaignit. Pour l’un d'eux (observation VIID), très effrayé de mobiliser son genou, il a suffi d’une petite, séance de mouvements absolument passifs pour le convaincre de l'absence de douleurs au cours de la mobilisation; dans les séances ultérieures, il fit les mouvements actifs sans la moindre appréhension. Nous avons pu vérifier combien était exacte la remarque de M. Willems, à savoir que « les blessés traités par cette méthode ne craignent pas les mouvements comme ceux qui sont immobilisés ». C’est ainsi que notre blessé de l’obseration VII nous écrivait, à la suite de son évacuation : « Comme docteur je suis justement tombé sur un de ces messieurs ennemis des mouvements que vous me faisiez faire, mais je me lève quand il n’est pas là! »
En 1917, élant à l'H. O. E. de la Veuve, nous pûmes, grâce à M. Heitz-Boyer, évacuer certains de nos opérés
LOI DOf
sur la filiale de son centre de Châlons à Troyes. Nous y avons dirigé en particulier des genoux, dont le blessé de l'observation I bis; à cette époque, nos genoux, ayant une demi-immobilisation jusqu’au 10° ou 12 jour, n'étaient mobilisés que vers le 15° jour; nous avons constaté d'une façon très nette que cette mobilisation au bout de quinze jours est infiniment plus pénible que
la mobilisation immédiate.