‹ Contribution à l'étude des plaies du genou: La mobilisation active immédiateChapitre 9 sur 39 · I. — Nature des lésions · texte numérisé non relu

I. — Nature des lésions

Le premier cas auquel nous ayons appliqué la méthode de la mobilisation immédiate est un cas de luxation de la rotule; la certitude d’être en face d’un genou aseptique nous avait poussé à tenter la méthode. Bien que cela soit en dehors du cadre de ce travail, nous reproduisons (planche n° [) la radiographie et le dessin faits à l'entrée du blessé, les documents de ce genre

étant relativement rares,

DE

Dans cinq cas {Observations JIT, IV, VII, VIII, IX), il s'agissait de lésions synoviales seules. Dans deux cas

(Observations V et VI), il s'agissait de projectiles logés

dans l'épiphyse tibiale ; après avoir extrait les projectiles, on avait dû enlever plusieurs petites esquilles et plusieurs fragments recouverts de cartilage. Dans un cas enfin (Observation IT), il s'agissait d'une fracture de la rotule ayant nécessité une patellectomie.

A ces cas d'observation personnelle joignons les quatre cas que M. Pierre Duval a bien voulu nous communiquer; dans un cas, il s’agit d'uné plaie perforante du genou avec fracture partielle de la rotule; dans les trois autres cas, il s’agit de lésions synoviales seules.

Il. — Interventions pratiquées.

Pour nos neuf cas personnels nous n'avons eu recours qu'une fois à la grande arthrotomie exploratrice en U (Observation IV); dans ce cas, l'arthrotomie latérale ne nous avait pas permis l'extraction du projectile, qui se trouvait mobile dans l'articulation. Dans les huit autres Cas, nous n'avons pas eu à avoir recours à la section du tendon rotulien. Dans deux cas (Observations V et NL il s'agissait de plaies pénétrantes au niveau du creux poplité; l'incision postérieure en suivant le trajet du projectile s'est montrée suffisante dans les deux cas.

L’extraction du projectile étant faite, nous avons toujours suturé la synoviale. Sept fois la suture de la Synoviale a élé suivie de la suture complète du plan fibreux et du plan cutané. Deux fois (Observations IV et IX),

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: nous avons laissé ces plans ouverts, les orifices d’entrée des projectiles nous ayant paru particulièrement infectés. Dans un cas (Observation IV),il s'agissait d’un blessé opéré vingt-quatre heures après sa blessure ; le genou était tendu et douloureux ; les téguments étaient légèrement rouges ; le liquide articulaire était louche et la température était à 40°. Nous ne pouvons pas dire

que nous étions là en face d’une arthrite suppurée ; néan-.

moins il n'est pas douteux que dans ce cas l'infection était déjà accentuée, et cette observation pourrait être considérée comme servant de lien entre la première partie et la deuxième partie de ce travail. Dans ces deux cas où les plans superficiels n’ont été suturés que secondairement, les résultats fonctionnels n’en n’ont pas été moins bons.

Dans les quatre observations de M. Pierre Duval, nous voyons qu'une seule fois (Observation X) fut employée uné incision transversale. Dans les trois autres cas (Observations XI, XII, XIII), il s'agit d’arthrotomies latérales. Dans les quatre cas, on sutura primitivement d’une façon complète.

Notons que les interventions ont presque toutes été pratiquées dans les vingt-quatre heures suivant la bles- “sure. Il en a été ainsi onze fois sur treize, Dans le cas de l'Observation IV, l'intervention n’a pu être pratiquée que trente-six heures environ après la blessure ; dans le cas de l’Observation XI, le blessé ne put être opéré que quatre Jours après avoir été atteint. Ajoutons que, dans ces deux cas, les résultats ont été pourtant excellents.

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