Concaro, Rivista clinica di Bologna
ip du côté droit. Au bout de quinze jours, Barth fut appelé de nouveau, et il me fit l'honneur de me demander de l'accompagner ; il constata avec étonnement que l’épanchement avait disparu à la partie postérieure tandis que nous observions en avant une voussure notable avec matité complète et silence absolu.
La doute n’était pas possible. Il existait un épanchement limité à la partie supérieure droite du thorax, et l'état général de la malade me fit dire que l’épanchement était purulent.
La thoracentèse fut pratiquée, je retirai plus d’un demi-litre de pus. Cette seule évacuation de pus suffit pour guérir la malade.
C’est un exemple de pleurésie cloisonnée à rapprocher de la première observation de M. Jaccoud, au moins quant à la nature de l’épanchement, je ne doute pas qu'il y ait eu une pleurésie séreuse en arrière, dont la résorption s'est faite en même temps
qu’une loge antérieure suppurait,
D’autres fois (cas rapporté par M. Duguet à la Société Anatomique) ona du liquide sanguinolentet de la sérosité. C’est également ce qu'a observé Gouttière-Cachera chez une femme atteinte de cancer pleuro-pulmonaire et chez laquelle à l’autopsie on a trouvé des loges renfermant l’une un liquide citrin, l’autre du sang et d’autres des masses gélatineuses.
Enfin parfois il y a coexistence d'un épanchement et d'un séro ou d’un pyopneumothorax comme dans l'observation de Baümler ou mieux encore dans celle qu'a publiée M. Galliard dans la Semaine Médicale.
Obs. IX. — Garzrarp., — Femme de 45 ans, alcoolique, plu-
sieurs fois atteinte de bronchite, écrasée par une voiture le