VIII. — TRAITEMENT
Quel traitement appliquer à ces pleurésies cloisonnées ?
Les premiers auteurs effrayés des résultats obtenus repoussalent toute intervention, rejetant sur la thoracentèse les décès constatés. Mais là encore c’est le terrain qui est le principal facteur. Ces ponctions faites sur des sujets tarés au point de vue pulmonaire ne peuvent pas être aussi innocentes que chez des sujets sains. Mais il ne faut pas pour cela refuser au malade toute chance de guérison.
Dès que la dyspnée sera accentuée, à plus forte raison quand il y aura dislocation des organes, non seulement on sera autorisé à intervenir, mais on devra par la ponction des différentes loges assurer l'évacuation du liquide et la décompression du poumon. Mais il faut se garder de descendre trop bas et ne pas perdre de vue que l’on a affaire à des pleurésies qui présentent des adhérences qui ont pu faire disparaître les sinus pleuraux. Dans ces cas un trocart enfoncé trop bas peut.
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50e comme dans le cas de Gisgensohn, pénétrer dans l’abdomen. Aussi vaut-il mieux ne pas descendre plus bas que le septième espace intercostal.
Toute collection purulente doit être incisée largement et drainée et l’on devra toujours penser qu'une collection séreuse au contact d’un empyème est exposée à suppurer. Aussi devra-t-on la vider le plus complètement possible, la | surveilier -avec soin et être prêt à faire une pleurotomie. :
Les quelques cas de pleurésies multiloculaires qui furent suivis de guérison furent des cas trop rares où l’on, put faire de, facon précoce l’incision .de chacune des loges et l'évacuation soigneuse de leur contenu...
Aussi lorsque l’on a incisé un empyème, il. faut
bien :s’assurer qu'il n’y a point à côté un second foyer de, suppuration,sans quoi, la persistance des symptômes généraux, la continuation de la fièvre à grandes ,oscillations viendront rappeler qu’il y a un second foyer, et une seconde pleurotomie sera nécessaire pour assurer
la guérison.