‹ Contribution à l'étude des pleurésies dites bloquéesChapitre 11 sur 12 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I — Il existe à l’état physiologique une pression négative dans la plèvre, qui est fonction de la tension élastique permanente du poumon.

II. — A l’état pathologique cette pression négative peut être remplacée par une pression positive. Dans ce cas, l’écoulement du liquide est facile et fréquemment son aspiration devient un luxe inutile.

IIT. — La pression positive peut être très minime: dans ce cas, pour faciliter l’écoulement, l’aspiration peut rendre service.

IV. — Lorsque l’état aigu tend vers sa résolution, le poumon reprend peu à peu sa place dans le thorax et les conditions mécaniques de la respiration se rétablissent; la première est qu’il y ait une pression négative entre la paroi thoracique et la plèvre viscérale. Tout ce qui est contenu dans cette plèvre est sous la dépendance de ce vide qui tend à reparaître. Le liquide, s’il en reste dans la plèvre, est soumis à ces lois. On conçoit done que sa pression varie avec le vide pleural qui se manifeste à nouveau; et ces différents états qui se montrent à la ponction, seront, en dernière analyse, quel que soit le moment, fonction des oscillations de pression qui se passent entre la

surface pulmonaire et la surface thoracique.

Up 2 Dénominer pleurésies bloquées, certaines pleurésies qui s’évacuent peu ou pas, c’est préciser pour ainsi dire au manomètre l’état actuel du vide pleural.

V. — Cette notion physiologique doit être, dans l'esprit de tous ceux qui écoutent le poumon et de tous ceux qui auscultent la plèvre. |

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