‹ Contribution à l'étude des points iso-électriques des protides du sérum: Techniques de rechercheChapitre 18 sur 45 · AY UE · texte numérisé non relu

AY UE

6° Introduction dans À de la solution électrolytique. — Il faut d’abord rincer A avec la solution qu’on désire y introduire pour ne pas modifier sa concentration. La solution de rinçage est évacuée sans oublier la précaution de laisser une trace à la partie inférieure de À pour conserver la continuité de la chaine liquide.

Le liquide neui sera introduit ensuite jusqu’à affleurement du tube latéral G : Le robinet R sera mis dans la position III a (La voie principale du robinet étant en contiguité avec le tube inférieur de À et le tube supérieur de B). Cette position coupe toute communication hydraulique, mais ne gêne en rien l’établissement du circuit électrique qui est assuré par une pellicule de K Ci saturé persistant dans le boisseau du robinet.

7° Préparation de l’électrode d'hydrogène. — Le fil de platine conservé dans l’eau distillée depuis la mesure précédente est alors soigneusement décapé avec du « Nab » ou un autre produit similaire. Une pincée de poudre est prise entre le pouce et l’index (directement ou sur un morceau de coton). Le fil de platine est frotté pendant quelques instants en évitant tout ce qui pourrait le rayer ou le tordre.

Mis ensuite dans un récipient contenant de l'acide sulfurique concentré, il y resie dix minutes. Après rinçage sous un jet de pissette, on procédera au platinage du fil.

8° Dans le petit récipient dont l’orifice d'entrée sera suffisamment large pour laisser pénétrer l’élecirode sans.risque de heurter les parois, auront été mis environ 10 cc. de la solution suivante :

SE A RÉ AR 100 cc.

Acértes de DDIOMD Pi ner on ven 0,025 ChlorureRdemPlAtiIneR ee Creer crc 1 gr.

Dans ce liquide, on introduit une petite électrode auxiliaire de platine que l’on relie au pôle positif d’un accumulateur donnant 4 volts.

Le fil de platine est mis en rapport avec le pôle négatif, puis on le plonge dans la solution de chlorure de platine. Il se produit un dégagement gazeux ; en même temps, l’électrode

DEBROISE 4

ne tarde pas à se recouvrir d’une couche noire constituée par le noir de platine. Avec une électrode neuve, il faut cinq minutes environ pour obtenir ce résultat ; avec une électrode ayant déjà servi, une minute suffit. Il faut en effet attendre la coloration « noir brillant » et ne jamais arriver à la coloration « noir mat » qui se produit avec un platinage poussé trop longtemps. Le platinage doit être vérifié avec grand soin, s’il restait une portion de fil même minuscule non recouverte par le noir de platine, il faudrait continuer le platinage quelques instants pour essayer d’effacer ce point défectueux. L’insuccès de cette tentative obligerait à recommencer toutes les opérations par le début ; nettoyage au Nab, séjour dans So*H* concentré, etc. Très souvent d’ailleurs, ce contretemps a pour cause un dégraissage défectueux du fil dès le début des opérations.

9° Le fil de platine est alors rincé à l’eau distillée sans perdre un instant pour éviter qu’il ne sèche dans l’intervalle des manipulations. Il est ensuite introduit dans un récipient analogue à celui dont on s’est servi pour le platinage. Ce récipient contient de l’acide sulfurique dilué. L’anode est formée d’une électrode de platine. Notre fil de platine sert de cathode. On fait passer le courant de façon à saturer l’électrode d’hydrogène. À peine le fil de platine plonge-t-il dans cette solution qu’il se produit un dégagement abondant de fines bulles gazeuses. Aussi est-il conseillé, pendant la durée de l'opération, de tenir en main la baguette qui sert d’armature au fil de platine, afin de pouvoir lui donner de petites secousses, on empêchera ainsi les bulles gazeuses de se fixer sur le fil, ce qui pourrait être cause d’une polarisation incorrecte. (On aura bien soin de ne pas intervertir le sens du courant pendant cette seconde opération ; si cela s'était produit, il faudrait redresser le courant et prolonger ce dernier pendant une vingtaine de minutes ; on se débarrasserait ainsi de l'oxygène absorbé pendant la fausse manœuvre. Le mieux serait encore de recommencer le platinage à son début (nettoyage au Nab, etc.).

10° Retiré de ce second récipient après une minute environ,

le fil est lavé à l’eau distillée, puis avec quelques centimètres cubes de la solution à mesurer ; la baguette de verre est essuyée au papier filtre. L’électrode de platine est alors prête à servir. Elle est placée dans le récipient A près du tube d'arrivée de l'hydrogène. La pointe est enfoncée dans la solution électrolytique sur un ou deux millimètres. Les connexions sont établies avec le potentiomètre. On attend quelques minutes pour permettre à la solution et à l’électrode de se saturer d’hydrogène.

11° Mesure de la f. e. m. — Une première mesure sera alors prise au potentiomètre en déplaçant les curseurs D et F (voir fig. 6), puis on attendra un quart d'heure avant de lire une seconde mesure. La force électro-motrice du système n’atteint pas dès le début sa valeur définitive. Elle commence par croître et n’atteint cette valeur finale qu’au bout d’un temps plus ou moins long qui peut être de l’ordre du quart d'heure pour les solutions de bas pH et quelquefois de l’ordre de plusieurs heures pour des solutions très alcalines. Quelquefois même le plateau est atteint par petits paliers successifs. Aussi faut-il après ce premier quart d'heure faire des lectures toutes les cinq minutes et s'assurer qu’elles ne varient plus. On sera alors sûr d’avoir atteint le plateau cherché. Quand l’immobilité du spot lumineux sera obtenue, on repoussera le curseur F de quelques millimètres à droite ou à gauche. Une nouvelle pression sur J. doit déclencher un déplacement du spot lumineux dans le sens opposé au décalage du curseur. Cette petite manœuvre permettra de vérifier que l’immobilité constatée à la mesure précédente était bien due à l’égalité de force électromotrice et non à un contact défectueux. |

12° À ce moment on remontera l’électrode de platine, elle affleurera la surface du liquide de manière à l’ombiliquer légèrement. Le robinet R qui, depuis le début de la mesure, étant à la position III a, sera mis à la position I. Trois fois, on fera de la surpression à l’intérieur du récipient A en obturant pendant quelques secondes l’orifice M qui assure la sortie de l'hydrogène. Une nouvelle lecture au potentiomètre de quelques millivolts supérieure à celle qui avait précédée cette

Ml; ee

manœuvre, donnera définitivement la force électro-motrice réelle de la pile.

La température prise au moyen du thermomètre inelus dans le potentiomètre, on se reportera à la table de pH de VELLINGER, éditée par l’Institut océanographique de Salambo (Tunis). Cette table donne le pH correspondant aux millivolts lus sur le potentiomètre, en fonction de la température.

13° Pour mesurer à la suite le pH d’un autre liquide, il faudrait refaire un nettoyage complet de la pile et de l’électrode de platine que l’on devrait replatiner à nouveau.

Si les mesures sont terminées, tout en maintenant le courant d'hydrogène :

a) on évacuera la solution mesurée par le robinet de décharge C ;

b) on enlèvera le fil de platine qui sera mis à conserver dans SO‘H? concentré ;

c) on fera trois lavages à l’eau distillée du récipient supérieur À ;

d) on arrêtera alors seulement le courant d’hydrogène et le récipient À sera bouché pour éviter que des poussières ne s’introduisent dans l'intervalle des mesures.

PARAGRAPHE II

Pile à électrode d’antimoine

A. — THEORIE RELATIVE À LA PILE À ELECTRODE D'ANTIMOINE MONTEE EN DIFFERENTIEL

La détermination du pH au moyen des électrodes d’antimoine n’a été vraiment utilisable dans la pratique, que le jour où VLES a imaginé le montage en différentiel. Celui-ci comprend 2 piles montées en série avec opposition des pôles de même signe. Dans ces conditions l’ensemble à une force électromotrice qui est la différence des forces électromotrices des deux piles.

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