‹ Contribution à l'étude des points iso-électriques des protides du sérum: Techniques de rechercheChapitre 22 sur 45 · LE · texte numérisé non relu

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Les électrodes d’antimoine que nous employons sont constituées par une baguette d’antimoine de 1,5 à 2 centimètres de long et 2 millimètres environ de diamètre, fondu et trempé, que l’on a soudée à un fil de laiton. La soudure laiton-antimoine est isolée électriquement par un compound isolant, et armée d’une gaine de verre. Nous décrirons les diverses phases de cette fabrication : préparation du compound et mise en gaine.

1° Confection de la baguette d’antimoine. — L’opération consiste à fondre au bec papillon, dans un tube de verre, de l'antimoine « pur Poulenc », puis à le tremper rapidement dans un grand récipient d’eau à la température ordinaire. Pendant la fusion, un certain nombre de manipulations sont nécessaires pour homogénéiser le métal, éviter son altération, et le débarrasser de ses scories. Il est avantageux d’opérer comme suit :

Un tube de verre moyennement fusible (verre de Thuringe) de 15 à 20 centimètres de long, lumière de 4 à 5 milimètres, est coudé en son milieu d’un angle très obtus (environ 140°). On introduit de part et d’autre du coude 3 à 4 grammes d’antimoine en fragments concassés, ou mieux en baguettes déjà fondues, et l’on fond en balançant le tube dans la flamme d’un bec papillon. Dès que l’antimoine est fondu, on donne à la pâte dans le tube un mouvement de va-et-vient pour le débarrasser de ses scories qui se collent à la paroi du verre. On poursuit la fusion jusqu’à ce que le métal soit incandescent et très fluide, à ce moment on fait en dehors de la flamme, un second coude à 0 em. 5 du premier, de façon que le tube ait la forme d’un U. On remet dans la flamme et chauffe fortement entre les deux coudes, puis en inclinant pour que le métal reste à l’un des angles, on élire lentement en dehors de la flamme de façon que la partie étirée soit bien cylindrique, et ait un diamètre d'environ 3 millimètres. Le tube en U devient très évasé et présente à sa partie inférieure deux poches dans l’une desquelles est rassemblé le métal: on fait couler lentement celui-ci dans la portion étirée. Cette dernière une fois remplie, on plonge brusquement le tout dans de l’eau

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