‹ Contribution à l'étude des problèmes techniques posés par l'exérèse large des tumeurs du squelette thoraciqueChapitre 4 sur 26 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Sous le terme de tumeurs du squelette thoracique, nous entendons les tumeurs des côtes et cartilages costaux et du sternum.

Ces tumeurs primitives ou secondaires peuvent être d’origine osseuse, ou nées des parties voisines et propagées au squelette.

Leur fréquence est minime.

QUuÉNU et LONGUET l’estiment voisine de celles des tumeurs du bassin,

En fait, si l’on excepte les tumeurs secondaires, les tumeurs du squelette thoracique sont si rares qu’il est bien difficile à un seul homme d’en posséder une expérience valable. De fait, de nombreux auteurs ont insisté sur la nécessité de confronter à leur sujet, les expériences du plus grand nombre possible de chirurgiens. LR =

Malheureusement, si les Sbactvations. sont nombreuses depuis la première thoracotomie pour tumeur rapportée par Osras AImaR, en 1788 (HEDBLbM), on peut dire que bien peu d’entr’elles sont utilisables en ce qui concerne les problèmes ARTE posés.

par l’exérèse large de ces tumeurs. 6

it —

Les observations anciennes relatent des interventions parcimonieuses. La crainte de l’ouverture des plèvres retint longtemps les opérateurs et il faut arriver à l’article magistral de QuéNu et LoNGuET (Revue de Chirurgie, 1898) pour voir préconiser les « Opérations pénétrantes ».

Dès ce moment, forte de l’expérimentation de Tur- FIER et HALLION, et sous l’impulsion de TuFFIER, la chirurgie thoracique pouvait prendre son essor.

ë Depuis, l’exérèse large des tumeurs thoraciques a : bénéficié de toute l’expérience acquise dans ce domaine où brillent de grands noms, parmi lesquels HEpBLoM, HEUER, HARRINGTON. Grâce à ces progrès, bien des tentatives qui apparaissent de prime abord comme des prouesses chirurgicales, peuvent être légitimes. | |

Dans ce travail, où les problèmes techniques seront . seuls envisagés, nous écarterons, délibérément les discussions de diagnostic, et d'anatomie pathologique.

Cependant, il nous faut rappeler :

1° LA FRÉQUENCE TRÈS GRANDE DES TUMEURS MALI- GNES AU NIVEAU DU SQUELETTE THORACIQUE.

LECÈNE : « Grande fréquence des sarcomes ».

HARRINGTON : « La plupart des tumeurs du squelette thoracique sont malignes ».

HEDBLOM donne une statistique des tumeurs costales avec 70 cas, dont 50 sarcomes et 10 chondromes. Donc, qu’il s'agisse de tumeurs malignes ou de tumeurs bénignes à tendance notable à la récidive

de

locale, l’exérèse large des tumeurs du squelette thoracique est une nécessité. C'est-à-dire qu'il faudra envisager une intervention pénétrante chaque fois que la tumeur se développera vers la cavité pleurale.

D'ailleurs, l'accord est fait sur ce point et il fau-

dra également remarquer qu’une foule d’observa-

tions publiées visent des tumeurs récidivées localement à la suite d’une exérèse parcimonieuse.

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