CONSTRUCTION D’UNE ABAQUE
L'étude méthodique que nous avons entreprise, des densités et des indices de réfractions de nos solutions
hydro-alcooliques avait un but pratique. Nous avons voulu rassembler des données numériques en vue de nos recherches. Nous nous sommes proposés, en effet, de
LOTS construire pour l'alcool amylique, avec les courbes d’isointensités et d’isoindices, superposées sur les mêmes triangles, des abaques susceptibles, ultérieurement, de nous servir, pour l’analyse rapide de mélanges hydroalcooliques de composition inconnue, d’huiles de fusel par exemple.
Etant donné un de ces mélanges ternaires, il suffirait donc de déterminer deux de ses constantes, sa densité et . son indice, par exemple, puis de se reporter à l’abaque; l'intersection des courbes d’isodensités et d’isoindices donnant la composition en poids pour cent des trois constituants du mélange.
Nous avons donc construit sur du papier graphique un grand diagramme de 50 cmc. de côté, dont nous donnons ici la réduction sur du papier Poulenc de 20 cm. de côté. Le côté du grand triangle est divisé en "/", donc divisé en 500 parties. Nous pouvons donc, sur le côté, mesurer des différences de 1/2 "/", ce qui correspond à des différences de concentrations de 0,1 %.
L’intervalle Ad entre les lignes d’isodensités est de 15 à 25 "/", soit en moyenne de 20 "/", On peut donc évaluer 1/30 à 1/50 d'unité. Cela nous fait une précision de l’ordre de 1/10°. Nous avons bien donné, dans nos tableaux, la cinquième décimale, mais elle n’était qu’approchée. Donc, la précision de notre graphique est suffisante pour la mesure des densités.
Pour la mesure des indices, l'intervalle entre les lignes d’isoindice varie de 10 à 30 "/".
Donc, nous avons, dans la mesure des indices, une précision qui est de 0,00005 à 0,00001 4N. Comme notre appareil ne nous donne que la quatrième décimale, la précision de notre graphique dépasse celle de nos mesures. |
Cependant, nous n’irons pas si loin et nous nous conten-
terons, pour la mesure de nos concentrations, d’une précision de 0,25 %.
Pour déterminer la composition d’un mélange, connais-
d 1° On cherche sa position dans le réseau d/n ;
2° Cette position étant connue, on relève les coordonnées du point dans le réseau des concentrations.
Ce procédé qui a donné de bons résultats avec d’autres mélanges ne nous a pas donné pleinement satisfaction. Dans le cas de l’alcool isoamylique, nous constatons que les lignes n et d se coupent nettement dans le cas des teneurs élevées en alcool, mais qu’elles sont presque DA lèles pour les mélanges riches en eau.
Ce procédé d’analyse ne nous donne de bons résultats que pour les mélanges qui renferment moins de 60 % d’eau, en poids, environ. Au-dessus de cette valeur, nous
FN AU Re 20 sant sa densité d-— et son indice: n-3 :
ne pouvons avoir une précision aussi grande.
Nous avons donc songé à déterminer une autre propriété des mélanges hydroalcooliques qui soit susceptible de nous donner une meilleure abaque, et nous avons entrepris l’étude des propriétés électriques et des tensions superficielles de nos solutions.
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