y Les gaz dégagés ont une odeur forte. Ils
contiennent des traces un peu plus fortes d’acétylène.
54 1.040° » Un très faible dépôt de goudron jaune, Îluide, apparaît dans le tube A, {12 M’ 1.0500 be) Arrêt du four.
Au cours de l'opération, il s’est formé très peu de goudron et aussi très peu d’acétylène (beaucoup moins de 4 p. 1.000).
Après refroidissement, on constate que la nacelle, recouverte de carbone, contient une poudre noire compacte. L'eau bouillante est sans action sur elle; par contre, l'acide chlorhydrique, concentré ou dilué, la dissout en partie avec dégagement d'hydrogène (le gaz brûle sans donner d’anhydride carbonique); il reste un abondant résidu de carbone. Il en résulte que la poudre est constituée par un mélange de nickel et de carbone; elle ne contient pas de carbure de nickel, ou tout au moins pas de carbure décomposable par Facide chlorhydrique.
Si maintenant on prolonge l’action du méthane sur le nickel pendant 2 heures à 4.025°, on obtient tout d’abord un très gros dépôt de carbone recouvrant la nacelle et son contenu; quant à ce dernier, traité par l’acide chlorhydrique, il laisse dégager un gaz brûlant en donnant des traces d’anhydride carbonique : il s’est donc formé une très petite quantité d’un carbure de nickel décomposable par les acides. I est vraisemblable que ce carbure provient de l’action du dépôt de carbone sur le nickel, dépôt qui isole Rrenquement le métal du courant de méthane.
Ces divers résultats rappellent ce que nous avons obtenu dans des conditions analogues avec le fer. Il semble que le carbure de nickel formé vers 450° est instable à haute temà pérature.
Conclusion. — Le méthane réduit l'oxyde de nickel en métal plus ou moins carburé, à la température de 445°; il y a en outre production de vapeur d'eau et d’anhydride carbonique; de plus, au contact du nickel réduit, le méthane se décompose déjà en carbone. Aux températures supérieures, | voisines de 1.000°, on assiste à la disparition du carbure de. nickel, sauf si on maintient assez longtemps le passage du méthane sur le nickel; il y a production d’une grosse quantité de carbone, de traces d’acétylène (à partir de 8409) et de goudrons (très peu et à partir de 1.040°).