De: malade subit un traitement et se croit guéri
À 39 ans, le malade présente une perforation de la cloison nasale. À ce moment, traitement suivi d’amélioration, ‘4 mais pas de guérison complète.
à Vers le mois de juillet 1912, le malade remarque que le genou droit se fatigue rene La gêne et la petite douleur du genou S ’accentnent. Le malade ne peut bientôt plus se lever; il a la jambe comme une barre de fer, le ge-
nou est globuleux, peu douloureux, mais la marche est im-
“ ; possible.
08 En mars 1903, apparurent deux abcès nérirebiaune qui devinrent le point de départ de trajets fistuleux. On l’opère. + |
de ou en. ae de . Cora A É
Un mois après, au milieu de la nuit, le malade est pris de TE délire, d’ agitation. Le médecin. croit à un début de para- AUS) lysie générale; on le transporte à l’hôpital Lariboisière at el on le traite inmédiatement par des Dee de 1 mercure * È à hautes doses. | ANR
… Au bout de deux semaines, l’état. ee. était da Nes € a amendé, mais “celui du genou nes était presque ES pas amélioré. D’ ailleurs; il semble qu’à ce moment on cs croyait à une tumeur blanche du genou, puisqu ’on lai fai- En sait en même temps des pointes de su et del ’immobilisa- : Le
tion. Mais pas de ganglions dans l’aine; rien au sommet.
ne ponction du genou pratiquée permet de retirer ‘ certaine quantité d’un liquide filant, visqueux. Immédiatement après, le malade est mis dans un plâtre qui l’immobilise pendant une vingtaine de jours. Trois semaines après SERRE on défait le plâtre pour examiner le genou, et à cemomentlà on pense à la nature spécifique de cette arthrite. On fait eubir un traitement intensif par le mercure. À
Prois mois plus tard, la synoviale du genou avait recou- : vré toute sa souplesse. En somme, guérison complète obtenve grâce à un traitement intensif et surtout prolongé.
OBSERvVATION IV.
(Résumée, même RE Tumeur blanche syphilitique du genou gauche avec périostite bn Hdue circonscrite.
Mme L... Marie, âgée de 24 ans, entre le 13 janvier 1905 à l'hôpital pour une déformation du genou gauche avec gêne de la marche.
fe AT 2e Le Me Ù DA Rien de caractéristique de ses antécédents héréditar
* Mariée, elle a eu: deux de qui se font bien passées.
- Les enfants se portent bien. ;
DT ya six mois, la malade s’est aperçue que son! genou gauche commençait à augmenter de volume, mais elle 'éprouvait aucune douleur et la marche n’était que médivcrement gênée. Cependant, comme la déformation du genou S ’accusait de plus en plus, elle vient consulter à l'hôpital.
À l’examen, le genou gauche est augmenté de volume,
lobuleux, peu douloureux; à peau a conservé sa coloration normale. ‘ . Par une palpation aentiye du système osseux tete taire, on trouve deux points osseux sensibles à la pression, l’un au niveau du condyle fémoral interne, l’autre au niveau de la partie interne du plateau tibial.
Il y à une très légère quantité de liquide dans 1 ’articu-
. lation, mais le choc rotulien est net, sans la sensation de
Le tapis ou des.fongosités.
On explore facilement les” culs-de-sac synoviaux, mais on est immédiatement frappé par la différence de CONSIS-
PPS OT 2
4 . tance suivant les différents points de la réflexion Syno- : : viale.: :
En haut et en dehors, on sent des plaques ee fibro-
cartilagineuses, dont la plus intense est grande comme une
pièce de 5 francs. Cette plaque n’est douloureuse ni spon-
tanément, ni à la pression. En haut et en dedans, on sent
Fe de même une plaque fibro-cartilagineuse, donnant cette
-sensation de ressaut, mais séparée des deux premières par
un intervalle où la synoviale a conservé sa popiese et sa consistance normales. OT :
Cette plaque a les mêmes caractères que les ee.
Au niveau des culs-de-sac inférieurs, cette sensation se
— 4$S — + retrouve beaucoup moins nette et moins marquée. La synoviale est souple, sauf en divers points, où on peut : noter
deux petites plaques de blindage. | Les mouvements de l’artieulation sont peu douloureux et
provoquent des eraquements. Il y a une certaine laxité liga-
menteuse qui se traduit par des mouvements de latéralité du genou.
Les museles de la cuisse et de la he sont atrophiés.
. Cette atrophie est surtout marquée au niveau du triceps. Il y a dans l’aine quelques ganglions, mais très petits et sans caractère.
Le genou du côté opposé est parfaitement sain. En présence de cette arthropathie spéciale, on soupeonne la syphilis. De fait, on retire quelques stigmates, assez vagues il est vrai, maux de tête, maux de gorge, perte des cheveux surtout. |
La malade est soumise à un traitement intensif. Frictions mercurielles quotidiennes avee administration d’Ik.
Elle demande à sortir le 13 février. Sans être complètement guérie, elle est très améliorée.
OBSERvVATION V
(Résumée) Article de MM. Kirmisson et Jacobson sur les arthropathies dans la syphilis héréditaire. Revue d'Orthopélie, 1897.
L'enfant Charles L.., âgé de 4 ans et demi, nous est amené le 17 septembre 1896 à la consultation de l’hospice des Enfants assistés, pour un gonflement du genou gauche.
Antécédents héréditaires. — Le père a eu la syphilis il y a 5 ou 6 ans, à l’âge de 26 ans. Il est soigné par le AC iodure et le sp: de Gibert pendant deux ans.
l Deuxième enfant: garcon. Agé actuellement sh 10 : ans et Ô sera atteint d cuis Ha RAD,
PO are hu fille. Agée. actuellement de 6 ans. À eu, il y a deux ans, une grosseur à l’anus traitée avec suC- . cès par le sp. de Gibert et l’iodure.
$ Cinquième enfant : est le malade en question. Antécédents personnels. — Cet enfant, à l’âge de 18 mois
(4 Pr. a présenté une éruption généralisée rapidement amendée MX, Le 12)
par des frictions mereurielles ; depuis l? sorte s’est toujours bien porté.
. L’affection actuelle du genou à débuté sans cause connue à en décembre 1895. C’est le matin, en levant l” enfant que la L: mère à remarqué par hasard que le genou set gros.
RE EL enfant ne s’en était pas plaint.
On conduit l’enfant dans un hôpital où on lui appliqua des pointes de feu, puis un appareil plâtré qu x] garda dixhuit jours, sans résultat aucun.
Comme l’affection n’était pas douloureuse, on ne s’en préoccupa pas davantage et l’enfant ne suivit pas d’autre traitement.
Unan après le début du mal, on nous amène le petit ma- Élades à ; Etat Pre — Le genou gauche est augmenté de volume | dans son ensemble. L’exploration de l’articulation montre qu’elle renferme une quantité modérée de liquide. Il n’y a pas de fongosités.
: Ce qui nous frappe surtout, c’est l’indolence lors des
al a d’ ta vicieuse “ membre, Léger à de- À
gré de genu valgum. RTE ue SU NRENESS
In y à jamais eu de douleurs LE son genou Pre |
. Diagnostic. — Ostéo- arthropathie hérédo-syphilitique. à
Traitement. — - Frictions mercurielles et iodure de. > po”. Lt
| tassium. à AMISTOE * Patte
OnsEnvarIon VI. LMP LE NN SC ESS
(Résumée) ANA In Th. de Métayer, 1904.
André Da , âgé de 7 ans, tre le 14 janvier 1903, à lhô- % pital des enfants malades, salle Bouchat, te le service de ï
M. le professeur Grancher.
Antécédents hér ue es. — Les parents sont bien por- |
tants. NE
F° À Det SE A . A UN MEN © L'ENEUS
Antécédents personnels. as ne Snfant a été nourri au sein par sa mère jusqu’à dix-huit mois ; il a marché tard, à vingt \.
mois seulement. Rougeole à à trois ans et demi.
Etat actuel. — L'enfant ne peut marcher. Les deux ge- )
noux sont déformés, le droit plus que le gauche; ils sont le siège d’une augmentation de volume qui leur donne une apparence globuleuse et cet aspect aecentué par 1 ’atrophie musculaire rappelle absolument pour le genou droit, la déformation caractéristique de tumeur blanche tuberceuleuse. La palpation permet de se rendre compte que cet aspect
des jointures tient à l’augmentation de volume des extré-
mités osseuses. Hydarthrose; choc rotulien. De plus, le culde-sac sous-bicipital du côté droit est empâté et la palpation en est douloureuse en dehors. Les mouvements douloureux à droite. L'extension complète impossible ; le membre inférieur en demi- flexion.
À 4 RSR:
Injection intra-museulaire de bi-iodure nt
solution aqueuse he l'addition de l’iodure ne
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19) 7 ,CONOLUSIONS .
AR La syphilis, parmi toutes ses localisations, affecte avec prédilection les articulations. La forme d’arthrite syphili- tique la plus intéressante est la pseudo-tumeur blanche, qui peut être un accident tertiaire ou un accident hérédonee
IL. Cette pseudo-tumeur blanche, au point de vue symp- tomatique, se confond à peu près avec la tuberculose articulaire; il en résulte de grandes difficultés de diagnostic.
III. Ce diagnostic reposera sur les signes cliniques et surtout sur les antécédents du malade et les symptômes concomitants.
Lorsque ces derniers font défaut, on aura recours aux procédés de laboratoire ou au traitement d’épreuve.
. IV. Le traitement os considérablement les lésions syphilitiques, mais’il est encore difficile, à l’heure actuelle, de faire, dans certains cas, la part qui revient à la tuberculose et celle qui revient à la syphilis dans certaines formes mixtes où il semble qu’il faille admettre l'influence combinée de la maladie causale et du terrain sur lequel elle évolue.