INTRODUCTION ET HISTORIQUE
La connaissance des arthrites syphilitiques est déjà fort ancienne, puisque Ambroise Paré, en 1561, avait déjà vu les localisations articulaires ‘de cette maladie. « Lorsque la vérole est récente, il apparaît ulcère à la verge ou à la vulve, tumeurs aux aines; chaude-pisse jetant quelquefois sanie puante et fort fétide, laquelle provient des paras- tates ou des ulcères qui sont au conduit de la verge; ils ont aussi douleurs aux jointures, testes, espaules, etc. »
Sans doute, en lisant ces lignes, on est frappé de la confusion probable entre la syphilis et la blennorragie, aui semblent être décrites toutes deux comme donnant naissance à des douleurs articulaires: c’est qu’en effet
syphilis et gonococcie ont. été confondues € comme une seule et même maladie jusqu”? aux travaux de Richet, en 1853. En 185 3, en n effet, Richet fait paraître ‘un ee A mémoire sur les tumeurs blanches syphilitiques, et il décrit | j UE les deux formes cliniques sous leRauémés «0 présente la
syphilis articulaire : , AS » 19 La: synovite Re secondaire: Li RU LI 2° L’ostéo- synovite tertiaire. TR DUR de: >: -Ricord ne Sie pas ces lésions articulaires, mais é admet tout de même que la syphilis peut dans une certaine He mesure modifier l’allure d’ane tumeur blanche tubereu- ré . ie ieuse et réciproquement. - A Cire.
En 1863, Lancereaux fit connaître le premier les résut | tats d’une, autopsie au Sujet des lésions de la pue articulaire. :
Fournier crée ensuite le terme de meudo- ne syphilitique.
te En 1880, Dureuil De sa ère sur les pseudo- tumeurs blanches syphilitiques. Méricamp, en 1882, publie la seconde autopsie sur la question.
Depuis lors, ont été publiés un grand a de cas et cle multiples travaux sur la question des lésions articulaires de la syphilis. ï Sergent, en 1907, dans son livre « Syphilis et tubercu-. lose », émet l’hypothèse de la possibilité de l’existence des arthropathies mixtes syphilo-tuberculeuses : ceci nous amène à la question de l'influence de ces deux maladies l’une sur l’autre.
Quoi qu’ilen soit, nous limiterons notre travail à l’étude des pseudo-tumeurs blanches syphilitiques, c’est-à-dire à l'étude des lésions tertiaires ou héréditaires de la syphilis sur les articulations. Nous laisserons done de côté le pseudo-rhumatisme syphilitique, accident secondaire, et
ue des recherches s de ‘laboratoire.
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BTIOLOGIE
Contrairement au pseudo-rhumatisme syphilitique, a ; cs arthralgie tenace, survenant surtout la nuit, à l’hydar- : throse, qui sont des accidents de la période secondaire
coexistant avec la roséole et les plaques muqueuses ou leur
faisant suite, apparaissant par conséquent le plus souvent dans la première année qui suit le chancre, les pseudo-
tumeurs blanches syphilitiques sont des accidents tertiaires où hérédo- syphilitiques. ‘
C'est dire qu’elles apparaîtront 3, 9, 10, 20 ans après le k
chancre, alors que le sujet ne présente plus aucune manifestation évidente pérmettant de penser à la vérole: si elles constituent alors la seule manifestation de la syphilis, si surtout, par fausse honte où par ignorance, le malade nie les accidents primaires ou secondaires, cette, localisafon de la syphilis en imposera aisément, on le conçoit, pour une manifestation tuberculeuse.
Nous avons éliminé les manifestations secondaires de fa syphilis sur les articulations; mais il nous faut aussi éliininer de notre sujet les arthropathies tabétiques, qui n’ont rien de commun avec les pseudo-tumeurs blanches syphilitiques: d’abord par leur apparition, en second lieu par jeur symptomatologie, en troisième lien par leur étiologie ; L’arthropathie tabétique, en effet, n’est pas une lésion spécifique : c’est une arthropathie nerveuse dont les lésions
sont déterminées non pas par le virus syphilitique, mais:
Vas 45. ce
dE par un Dit Po nombre a affections du système nerveux central ou périphérique : rious envisagerons de ailleurs ces | différences dans notre chapitre du Diagnostic.
SA
- Donc, la syphilis frappera les articulations à la période nl
<. tertiaire : ce sera là sa seule manifestation, ou bien dau-
tres gommes se développeront en différents endroits du
. | corps. Quelle est V Fos intime de ces ageidents ILE l’ignorons. ART SPENCER Set
Pre profession, d après O. Billy, dons cer-
nos localisations. Les articulations le plus surmenées seraient le plus souvent atteintes : c’est là une loi de pathologie générale; ë 'est ] influence de la moindre résistance ur] 'éclosion de la maladie; mais les observations sont - encore trop rares pour. permettre de formuler une loi ‘absolue à à cet. égard. AT LÈe
Un fait plus certain, re est que les grandes articulations
sont plus souvent atteintes que les petites : le genou à lui out seul l’est dans les trois quarts des cas; ceci n’a pas lieu de nous étonner. A cause de ses fonctions pénibles, ‘le genou est un point d ’élection pour les localisations in-
fectieuses de toute nature: tuberculose, blénnorragie, rhumatisme, peut-être aussi les autres manifestations syphilitiques du côté des articulations, telles que lé pseudo-mal de Pott syphilitique, sont-elles plus fréquentes qu’on ne le.
croit, mais ne sont pas diagnostiquées aussi aisément que
la pseudo-tumeur blanche syphilitique du genou. C’est à peu près tout ce que l'on sait de l’étiologie de la syphilf Ïs
articulaire tertiaire acquise.
Mais comme le dit Schüller, les différentes formes cliniques de la syphilis s’observent aussi bien dans la syphilis acquise que das la syphilis héréditaire. |
Ceci est vrai pour les arthropathies PRADA c’est
qu’en effet ces manifestations sont ‘fréquentes chez les