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environ 40 ans; après chacune, perte de connaissance pendant 24 heures.
M. Bataille qui admet en première ligne et comme cause indispensable des troubles mentaux survenant après les traumatismes la prédisposition, regarde les phénomènes précédents comme des mani-
festations de l'hystérie.
Ogservarion XVI (Résumée).
(In thèse de Véne.)
Femme de 46 ans, opérée par énucléation de 2 fibromes utérius, castration dans le même temps; Lrois jours après, excitabilité, gémissements, agilation, cris ; au boul de quelques jours, le délire sur lequel d’ailleurs l’auteur donne assez peu de détails, revêt un aspect mélancolique : la malade est triste, elle pleure, se lamente, répète sans cesse les mêmes mots, laisse percer quelques idées de persécution. Trois semaines après l'intervention, il n’y a plus que quelques bizarreries d'idées el de langage et un mois après, elle sorl en très bon état, sauf un peu de lenteur et d'étrangeté dans les idées.
Il y eut à un moment donné une très légère suppuration au nivaau de quelques points de suture.
Antécédents héréditaires : mère nerveuse.
Antécédents personnels : extrêmement nerveuse, a toujours élé très excitable ; accidents syphilitiques vers l'âge de 23 ans.
Malgré le peu de renseignements fournis, il est cependant permis de soupçonner un élat dégénéralif faisant le fond de l’état mental de celte malade,
Ogservarion XVII (Résumée).
(In thèse de Musin.)
Femme de 38 ans, à qui on a fait une ovariotomie double pour kystes des ovaires; vers le sixième jour, survient de la dépression mélancolique avec préoccupalions hypocondriques qui dura 2 mois.
Or, cette femme, qui avait manifesté une joie exubérante en apprenant que la date de son opération élait fixée, a, dans ses antécédents héréditaires ; un père alcoolique, un frère faible d'esprit, un cousin germain aliéné Elle-même a toujours eu le caractère inégal : parfois triste et difficile, parfois exallée avec des colères violentes tenant ordinairement des propos puérils.
On est donc autorisé à porter le diagnostic de dégénérescence mentale et peut-être même débilité ce qui infirme considérablement le rôle de l'opération dans la genèse du délire.
En terminant cette étude nous concluerons avec tous les auteurs qui se sont occupé de la question que l’on ne doit évidemment pas pratiquer des opérations d'utilité contestable chez des névropathes ou des ailénés avérés. On a rarement de bons résultats. On réveille parfois la psychose qui est à demi-éteinte.
Les opération pratiquées dans un but de suggestion ne paraissent pas avoir donné de résultats satisfaisants chez ces malades. Si on cherche à les persuader qu’une tumeur imaginaire a été enlevée, ils reportent ailleurs leurs douleurs et trouvent un autre prétexte.
Mais à côté de ces cas, où l'intervention est con-
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damnée par tout le monde, il en est d’autres où il faut au contraire opérer.
Si une opération d'urgence s'impose (hernie étranglée, appendice) nul doute que l'on doive d’abord sauver la vie du malade. |
Quand une opération n’est pas urgente, mais est néanmoins nettement indiquée, ce sera au chirurgien de peser le pour etle contre, de déterminer les avantages et les inconvénients de l'opération.
Dans nombre de cas l’ablation d'une tumeur d'un organe malade a pu être fait chez des névropathes et même des aliénés sans occasionner d'augmentation de la psychose.
Dans certains cas on a même observé une amélioration ou même la guérison consécutive. Da
Nous voulons citer ici une observation prise dans le service de M. Routier et qui est intéressante à ce point de vue.
OBsenvarion XVIII (personnelle).
M... Marie, âgée de 42 ans, domestique, entre le 2? mai 1900 dans le service de M. Routier, salle Fouché, n° 10.
Cette malade a été réglée à 12 ans et toujours bien réglée depuis lors. Elle n’a pas eu d’enfaat, pas de fausse-couches, pas de pertes blanches, elle a néanmoius toujours souffert beaucoup aa moment de ses règles,
Depuis deux ans la malade a des troubles mentaux. Elle a des idées de perséculions très marquées survenues, paraît-il, à la suite de la frayeur causée par un incendie.
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Depuis un an elle a des nauséés fréquentes. Elle vomit un peu tous les matins.
Depuis six à sept.mois elle éprouve une certaine pesanteur dans le bas-ventre, surtout quand elle est couchée, dit-elle. Les mictions sont plus fréquentes qu'à l'ordinaire. Sensation de pesanteur au niveau du rectum, constipation Les règles continuent à être régulières el ne sont pas très abondantes.
L'examen révèle l'existence d'une masse volumineuse, dure en certains points, fluctuante en d’autres, remontant au-dessous de l’ombilic, repoussant l'utérus en avant contre le pubis.
La malade n'est pas cachectique. Elle est très bizarre, refuse de répondre, croit qu’on se moque d'elle.
Le 25 mai, ablation d'une tumeur polykystique, énorme d’origine annexielle. Hystérectomie abdominale totale.
Dès les premiers jours qui suivirent l'opération, l'état mental de cette malade s'améliora considérablement.
Acluellement elle n’a plus d’idées de persécution. Elle se porte très bien, cause volontiers et est très heureuse d’avoir été opérée.
Sans vouloir tirer de cette observation aucune conclusion, nous avons cru au moins intéressant de la relater pour montrer tout au moins que les psychoses postopératoires ne surviennent pas d'une manière inévitable même après des opérations chez les névropathes. La question de la guérison des psychoses par lPablation d’une tumeur ou d’un organe malade est trop complexe pour que nous l’abordions ici et nous n’en dirons pas davantage à ce sujet.