L'amélioration continue
5 mai. — Le malade est complètement guéri.
Examen bactériologique fait par M. Ménétrier.
Le pus des collections purulentes du pied examiné au microscope renferme des chaïnettes de streptocoques en grand nombre,
Les cultures fournissent également des colonnes de streptocoques d’une manière exclusive.
Une souris inoculée par injection sous-cutanée meurt d'infection streptococcique franche ; son sang examiné, fournit de nouvelles cultures de streptocoques.
Le pus du plegmon de l’œil et de l'abcès de la fesse semblablement examiné renferme également le streptocoque pur qui a été cultivé.
Les crachats d'aspect muco-purulent renferment de nombreux pneumocoques. Des cultures caractéristiques ont été obtenues. | >
Une.souris inoculée avec ses crachats, est morte d'infection pneumococcique. Son sang mis en culture a fourni des colonies de pneumocoques bien caractéristiques.
Observation 6
M. Delpeuch, (Bulletin de la Société médicale des hôpitaux de Paris, 22 juillet 1892) -
Pyelo-néphrite primitive
Le jeune Antoine T..., entre à l'hôpital, le 17 mars 1892 à l'Hôtel-Dieu annexe.
C’est un garçon de dix-sept ans, peu développé physiquement, presque un enfant. Il est fleuriste, c’est-à-dire qu’il porte toute la journée des cartons très volumineux, mais très légers, contenant des échantillons. N'’était sa jeunesse, ce métier n'aurait rien de bien pénible. Il n’accuse d’ailleurs
aucune fatigue plus grande, aucune imprudence, aucun refroidissement subi dans les jours qui ont précédé la
maladie. Fe
Celle-ci a débuté brusquement le samedi 12 mars ; il à ressenti au réveil une douleur dans les reins, douleur qui s’est accrue dans la journée, l’empêchait de marcher, rendait la respiration pénible. Elle était forte surtout en arriére et à droite mais elle se prolongeait dans le flanc droit et descendait dans laine droite et dans la partie interne de la cuisse.
Dès le premier jour, la fièvre survient sans frissons. Le petit malade se couche. Il est tourmenté par des enviestrès fréquentes d'uriner : l’urine est trouble et détermine une cuisson intense à l'extrémité de la verge. L’appétit est complètement perdu ; aussi notre malade se met, de sa propre initiative au régime lacté.
Au moment de son entrée, au cinquième jour de sa maladie, la fièvre est modérée : 38° 2, la langue est blanche : il n’y à ni céphalalgie, ni frissons ; l’état général est satisfaisant. Mais les douleurs ont persisté aussi intenses qu’au début. Elles occupent les mêmes régions. Lourdes et presque continues, elles s’exaspèrent à la pression, par la toux. par les mouvements. On les réveille surtout par la pression dans la région lombaire droite et de l’hypocondre droit. On ne constate d’ailleurs ni œdème, ni saillie, bien que l’exploration soit facile et que les parois se laissent déprimer.
On peut affirmer qu'il n’y à pas de tumeur rénale, et même que le rein lui-même n’est pas sensiblement augmenté de volume, car on n'arrive pas à le sentir.
Le côté gauche est absolument indemne. Les urines
moment, il n ya
Tel us l'é état du malade au ot LL son arte Un. “+.
diagnostic S ‘impose, celui de pyélonéphrite : mais. quelle est la cause de cette pyélo- néphrite OR OR où
Des calculs rénaux? Le malade sou pour la Demi
fois, et l’on ne trouve dans les antécédents rien qui rappelle
une colique néphrétique même à l'état d’ébauche.
Une blennorrhagie ? Notre petit malade ne s est jamais
| exposé à prendre cette maladie.
Une maladie infectieuse antérieure, si légère qu’elle : soit, ? On en relève aucune dans les antécédents du malade, * HN ny aeu récemment, ni mal de gorge, ni furoncles, ni, en aucun point du corps, un foyer, si minime soit-il de suppu=
ration.
= Une affection const tu tiomielle ? Ni antécédents person-
nels ou héréditaires tuberculeux ; pas d’adenopathies.
On aboutit donc au diagnostic de pyélo-néphrite sans
pouvoir même incriminer, à titre de cause occasionnelle, le froid ou le surmenage. On prescrit le régime lacté et 1 gr. . de sulfate de quinine par jour. nee Cependant une recherche S imposait : Quel était cen
Santelli 4
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