OBSERVATION XIII
Ann. méd. psych., 1868. — LOMBROSO, Archivo italiano, 1867.
Sous l'influence d’idées de persécution qui lui faisaient voir une cruelle enremie dans une voisine, un individu l’assassina et alla se dénoncer peu après. On le crut d’abord fou à cause des idées de persécution sans fondement qu’il émettait, puis on crut qu’il simulait son délire à cause de son apparition subite, Craignant d’être condamné, il change de caractère et se met à faire des actes extravagants ; interrogé à ce sujet, il avoue qu’il cherchait à se faire enfermer dans un manicôme au lieu de passer aux assises. Quant à ses hallucinations et idées de persécution, il en était convaincu et soutenait qu’elles étaient vraies. Il était venu se dénoncer afin qu’on l’enfermât et le débarrassât de ses ennemis imaginaires. Il fut jugé, reconnu fou et cessa de simuler la manie.