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nodules sucre d'orge, rappelant les nodules tuberculeux du lupus. En somme il s'agissait, la biopsie le démontra, d’uno hybridité de syphilis et de lupus, chez une syphilitique héréditaire.
Hybrides ganglionnaires. — Leloir, ici encore, est le premier à avoir rapporté des observations d'hybrides de syphilis et de tuberculose. Du moins, y est-il fait allusion dans sa communication au Congrès pour l'étude de la tuberculose de 1891. I1 s'exprime ainsi :
« Tes dernières (les écrouelles mixtes, à la fois scrofulo-tuberculeuses et syphilitiques) nous intéressent particulièrement. Elles présentaient, en effet, dans leur évolution, quelque chose de tout spécial. Pour mieux me faire comprendre, supposons une de ces écrouelles représentées par le chiffre deux, par exemple. Le traitement spécifique la réduisait à un; la moitié environ des accidents écrouelleux disparaissant, sous l'influence ‘du traitement antisyphilitique. |
« Il était donc rationnel d'admettre qu'une partie, la moitié de l’affecfion, ressortissait à la syphilis.
« Mais, arrivé à ce point, j'avais beau accumuler les doses de mercure et d’iodure, le traitement ne mordait plus. La guérison était enrayée. Ce qui restait de l'écrouelle résistait à toute notre thérapeutique antisyphilitique.
« Je me suis alors demandé si ce qui restait, ce que le traitement antisyphilitique ne pouvait guérir, n’était pas en rapport, non plus avec la syphilis, mais bien avec la scrofulo-tuberculose. J'eus recours, pour élucider cette question, à la pathologie expérimentale, d'après la technique que j'ai formulée en 1882. J’enlevai des fragments de ce qui restait de l’écrouelle et les inoculaïi à des cobayes. Les cobayes inoculés présentaient tous les signes caractéristiques de la tuberculose; j'obtins de belles inoculations en série et l'expérience directe vint ainsi confirnier mon hypothèse, à savoir, que tout ce que le traitement antisyphilitique n'avait pas fait
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disparaître, était en relation avec la scrofulo-tuberculose.
« J’arrivai ainsi à démontrer, par les recherches expéeee ou par l'histologie et la bactériologie, enfin par la clinique et la thérapeutique que, dans certains cas, certaines adénopathies survenant chez les syphilitiques évoluent à la façon des écrouelles. et sont en même temps des manifestations syphilo-tuberculeuses et syphilitiques; ce sont des hybrides “rene tuberculomateuses et syphilomateuses. »
Nous avons cherché dans la thèse de Brunelles les observations que semblaient indiquer le texte précédent et que Leloir disait s'y trouver. Nous n'avons trouvé, en réalité, qu’une observation se rapprochant de loin de ce qui était annoncé. Il semble qu'il s'agisse simplement d’adénopathies tuberculeuses chez un syphilitique.
Danlos, en 1903, publiait à la Société de Die gie, l'observation suivante, qui paraît bien être un cas d'hybride.
OBsERVATION DE DANLos
Sujet de 17 ans ; entre dans le service pour une suppuration rétro-maxillaire chronique de nature bacillaire.
On constatait, en outre, sur la face, une mulilation cicatricielle, positivement syphilitique et dans la gorge une desitruction palatine en activité. L'absence d'antécédents syphilitiques personnels, le début à l'âge de IO ans, et des dystrophies dentaires (implantations vicieuses, nanisme, échancrures) firent conclure à l’hérédo-syphilis.
L'iodure, administré seul. (4 grammes par jour) fut absolument impuissant. Des frictions, mal faites, il est vrai, n’eurent pas de meilleurs résultats. Des injections de calomel déterminèrent, au contraire, des modifications profondes. L'ulcération palato-pharyngée restée jusque-là alone, sordide et coûteuse, se détergea rapidement. Dès le cinquième ou le sixième jour après la première injection, la transformation était manifeste. Aujourd'hui, après quatre piqûres la gorge est presque guérie.