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Cette valeur représente aussi pratiquement celle de la lar-
geur des raies f.
3. Dispositif à focalisation des rayons. — Dans ce disposisitif, on réalise également une source aussi linéaire que
possible (fig. 2).
À quelques centimètres au-dessus de cette source S, et parallèlement à celle-ci, se trouve une fente d'ouverture relativement large (environ 3 à 4 mm.). A côté de la source se trouve un épais bloc de plomb Pb, sur lequel se place la plaque photographique P, dont le plan doit coïncider avec le plan des arêtes du diaphragme D. Ce bloc est destiné à pro-
téger la plaque contre le voile des rayons y de la source. La
perpendiculaire menée de la source au plan passant par la. plaque et les arêtes du diaphragme doit tomber à l’intérieur de celui-ci. L'avantage de ce dispositif réside dans la propriété suivante :
Soit un groupe homogène de rayons 6. Les trajectoires de: ces rayons ont, dans le champ magnétique, le même rayon de courbure R. La grande ouverture du diaphragme laisse
passer un large faisceau de ces rayons, mais les circonférences qu'ils décrivent viennent toutes converger en une raie très étroite sur la plaque photographique. Il y a donc « focalisation », permettant un renforcement de l'intensité des raies sur la plaque par l’emploi d’un diaphragme de grande ouverture.
Cette focalisation résulte de la propriété géométrique suivante. Prenons, pour fixer les idées, un point S dont la per-
pendiculaire vient tomber au milieu des deux points D et D' représentant les deux arêtes du diaphragme (fig. 3).
La circonférence passant par S et O, point milieu de DD", viendra couper la droite passant par DD' en un point M. On peut démontrer que les circonférences de même rayon passant par SD et SD'viendront se couper sur cette droite en un point M' compris entre M et un point très voisin de M. Toutes les autres circonférences issues de S passant à l’intérieur de de DD” viendront couper la droite entre M et M’.
Ce sont Rutherford et Robinson qui ont mis en évidence cette propriété géométrique utilisée depuis par de nombreux auteurs, Ellis, Black, de Broglie, Thibaud. Antérieurement, Danysz a utilisé une méthode légèrement différente avec un diaphragme à fente plus'étroite et des plaques photographiques mises parallèlement aux trajectoires des rayons £ inscrivant directement les circonférences.
Généralement, l'appareil se trouve, comme dans le dispositif direct dans une boîte d'aluminium, pour diminuer l'effet des rayons secondaires. Le tout se place dans une autre boîte en laiton ou en cuivre à parois épaisses avec un couverele rodé, permettant de faire un bon vide à l'intérieur de l'appareil. Celui-ci, comme pour les appareils à déviation directe, est placé dans un champ magnétique uniforme, dont les lignes de force sont parallèles à la source et à la fente.
. Appareil à focalisation de nouveau modèle. — J'ai été amené à perfectionner l'appareil à foyer dans le but d’obtenir un dispositif donnant le plus de clarté possible aux clichés tout en utilisant la plus grande région possible du champ uniforme produit par l'électro-aimant Weiss que j'avais à ma disposition : j'ai réalisé un appareil creusé dans
‘un seul bloc d'aluminium A dans lequel les parois latérales
étaient supprimées et remplacées par les faces des pièces polaires de l’électro-aimant (voir fig. 4). Celles-ci viennent s'appliquer directement sur les rondelles circulaires de caoutchouc R, graissées à la vaseline, qui garnissent les deux
pourtours des faces de l’appareil. Dans l’espace cylindrique ainsi constitué, à l’intérieur duquel s'effectue la déviation des rayons $, on peut réaliser un bon vide sans qu’il soit nécessaire de serrer particulièrement fort les pièces polaires