OBSERVATION I
.(Paisseau et Hutinel in Annales de Médecine n° 3, 1919).
(Thèse de Jean Beau 1920, observ. n° IV). ....
NI es , 32 ans, est atteint au mois de décembre 1917 de bronchite persistante ; peu après on aurait constaté des symptômes d’emphÿysème, la toux est fatigante, sans expectoration.
Deux mois après, en février, sans avoir présenté antérieurement d’autres phénomènes intestinaux, 1l émet des selles sanglantes allant jusqu’à l'émission de sang pur en assez grande abondance, sans ténesme ni autres symptômes douloureux.
Au mois de mai les signes intestinaux persistent encore avec des selles sanglantes, un abdomen météorisé et douloureux, les troubles respiratoires sont presque prédominants: sibilances disséminées dans toute j’étendue du poumon droit mais plus accentuées au niveau de la base droïte où on entend des signes de congestion, la respiration est soufflante au sommet du même côté avec quelques râles humides.
Du côté gauche on trouve aussi des râles sibilants.
Le foie n’est pas hypertrophié, seulement sensible dans la région épigastrique droite ; le malade accuse
LR AE
une douleur thoracique en ceinture, une douleur vive et persistante à l'épaule droite, les points phréniques xyphoïdien et sternomastoïdien sont d’une grande netteté, Trois jours après le début du traitement par l'émétine, l’amélioration des signes pulmonaires et phréniques et des phénomènes douloureux spontanés est manifeste. À la fin du traitement il y a disparition à peu près complète des symptômes hépatiques, respiratoires et des troubles intestinaux.
Parfois, ce sont au contraire les signes pleuraux qui sont prédominants. Dans ces conditions, la‘sub- ‘ matité, la modification des vibrations, les frottements pleuraux font penser à une pleurite aigüe. Un traitement à l’émétine peut dès le lendemain améliorer ces signes. L'observation suivante due à MM. Paisseau et Hutinel et publiée dans la thèse de Jean Beau en est un exemple typique.