AS DOS NIET
gentiane à 1/200. Argyrol ou collargol de 0,5 à 1 %. Nitrate
d'argent à 1/5.000. Oxyde de zinc finement pulvérisé à la dose d'une cuillerée à café. Sous-nitrate de bismuth ou sous-gallate de bismuth à la. dose d’une cuillerée à café. Mercuro-
chrome, etc.
Nous signalerons un point particulier en cas d’hémorragie; il peut être utile de recommander l’utilisation de certains médicaments hémostatiques (Gaston DURAND préconise l'usage de 400 emc. d’une solution de ferripyrine à 8/1.000).
b) Les médicaments à action générale. — La chi-
miothérapie a pu avoir une action heureuse dans certains cas
de recto-colite (sans qu'il ne soit guère possible d’en préciser le principe et le mode d’action).
Les injections intra-veineuses (novarsénobenzol) ont été
employées. Par voie buccale on a préconisé les arsenicaux
pentavalents et le Yatren.
RATHIER a rapporté un cas de guérison après injection intra-veineuse de gonacrine. Le calcium associé à des injections de parathyroïde a été utilisé par HASKEEL et CANTAROW, qui ont montré l’action utilitaire de cette thérapeutique sur les spasmes, les hémorragies et sur la cicatrisation des ulcérations.
c) Les médications de choc. —- Ce sont des médications
qui tendent à modifier le terrain,répondant ainsi à une doc-
trine pathogéniqüe, peut-être incertaine, mais sans aucun
doute défendable.
En étudiant le mode d’action des diverses vaccinothérapies, nous avons déjà indiqué que c’est peut-être par le mécanisme de choc qu’elles agissent dans certains cas et non par leur seule vertu de vaccinothérapie ou de sérothérapie spécifique. (Et c’est probablement ainsi que l'on peut interpréter les résultats obtenus par HuRST à la suite ‘d’injections intra-veineuses de sérum anti-dysentérique.) KaLx, de Berlin, recherche délibérément la production d’un grand choc anaphylac-
tique par des injections sensibilisantes et déchaînantes de
sérum de cheval et il rapporte 5 cas sur 9 où l'amélioration
a été manifeste et presque toujours durable.
90 RECTO-COLITES ULCÉREUSES
D’autres auteurs préfèrent à la brutalité du choc anaphylactique d’autres méthodes qui empruntent au choc ou à la désensibilisation. On a rapporté de très beaux résultats (BENSAUDE, CHAPUIS) avec l’autohémothérapie, la protéinothérapie, les injections de peptone ou de sérum hétérogène.
On peut rapprocher de ces méthodes la préconisation de: petites transfusions répétées.