‹ Contribution à l'étude des Recto-Colites Ulcéreuses de Cause InconnueChapitre 47 sur 59 · D. — TRAITEMENTS CHRIS · texte numérisé non relu

D. — TRAITEMENTS CHRIS

La question du traitement chirurgical des recto- colites. ulcéreuses reste très controversée.

Il y a deux traitements chirurgicaux théoriquement possibles :

1° Les dérivations qui permettent la mise au repos du segment intestinal sous-jacent et son irrigation mécanique et antiseptique dans le sens physiologique du courant intestinal.

2° Les résections des segments intestinaux malades.

Les dérivations temporaires ou définitives trouvent leur

indication dans les cas sévères où la gravité de la maladie relève surtout des accidents locaux (hémorragies abondantes

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TRAITEMENT oi

et-répétées, grands états douloureux, état spamodique avec

rétention stercorale). Elles offrent une voie d’abord plus facile:

pour les désinfections ou les pansements coliques quels qu'ils soient qui se feront dans le sens de la progression naturelle du chyme. Devant l'incertitude à établir un diagnostic d’extension et la bouche de l’anus devant être en zone sus-lésionnelle, le plus souvent c’est une cœcostomie ou une appendicostomie qu’il est nécessaire de faire.

Les résultats sont inconstants et si quelques malades ont vu, à la suite de ces interventions, survenir des améliorations fonctionnelles et générales importantes, beaucoup de rectocolites ulcéreuses, par contre, dans les formes sévères, continuent d'évoluer.

Les résections coliques ont des indications beaucoup plus restreintes car elles supposent des lésions assez limitées et

un malade encore assez résistant. Ces conditions sont réalisées quelquefois et les observations de succès-opératoire ne

sont pas exceptionnelles. Mais nous ne pourrons suivre malgré ce, l'opinion de quelques-uns qui préconisent comme traitement de choix de la maladie que nous étudions, la résection précoce de l’S iliaque. Pour ceux-ci, toute colite infectieuse non spécifique à début sigmoïdien présentant une tendance

ulcéro-hémorragique et persistant après deux mois de traite

ment médical devient dangereuse pour la vie et mérite d'être confiée au chirurgien.

Nous ne saurions souscrire à une telle conception générale.

Trop souvent, en effet, les lésions sont trop étendues pour qu'on puisse envisager une résection utile de toute la zone:

malade. De toutes façons, mais même faite en plusieurs temps,

c’est une opération grave dont les succès très problématiques: ne nous ont pas paru contre-balancer le risque. On nous objec-

tera qu'il faut envisager ces résections assez tôt, et que c’est

parce qu’on confie au chirurgien des cas trop anciens, et par conséquent trop étendus, qu’on n’observe pas de bons résultats : cette opinion nous semble discutable car elle repose sur une constatation qui nous paraît, jusqu’à plus ample informé,

théorique : l’on dit que la maladie débute toujours par le

sigmoïde et même plus précisément en une zone d'élection

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de ce sigmoïde, et que c’est secondairement seulement que

la maladie s'étend vers le rectum d’une part, et vers le reste

du côlon, d’autre part. Mais on ne donne aucune preuve valable de cette théorie et toutes nos constatations personnélles ont été jusqu'ici en contradiction avec cette hypothèse. Tout récemment encore, à cause de la gravité des troubles, nous avons été amené à faire faire une appendicostomie, dans un cas, une cœcostomie dans l’autre, un mois d’une part et trois semaines d’autre part après le début clinique de l’affection ; dans les deux cas, les lésions de colite étaient généralisées et la muqueuse du cæcum était gravement malade. On ne pourra pas là nous objecter qu'il s'agissait de lésions anciennes, secondairement et lentement étendues au reste de l'intestin. Nos examens rectoscopiques, enfin, nous ont toujours montré dès le début clinique de la maladie, que le réctum était malade d'emblée tout comme le sigmoïde. Ce sont là des arguments qui, jusqu'à plus ample informé, nous permettent de dire que le traitement chirurgical des rectocolites ulcéreuses et hémorragiques ne doit rester qu’une exception (RACHET).

TRAITEMENT DES RECTO-COLITEÉS ULCÉREUSES PAR LA VITAMINE ‘A

Le principe directeur et la conduite de cette méthode thérapeutique ont été exposés par RAcHET et Busson en 1935. Nous n’en reprendrons ici que les données essentielles, réservant la majorité de notre exposé aux conclusions que l’expérimentation et l’expérience clinique nous permettent de formuler.

Partant de la notion du rôle capital du facteur À dans la croissance et la vie des tissus, en particulier des épithéliums (1), il est raisonnable de penser que l’apport de facteur À puisse

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