AC SES
jusqu'à son village. Il fait tous ses travaux agricoles sans aucun soulier orthopédique. Son membre inférieur est en parfaite rectitude et ce qui nous a frappé c'est l’état absolument identique à celui de l’autre côté, de la musculature de la cuisse et du mollet.
Lettre du 3 mars 1920. — A supporté en 1918 la fatigue d'un départ précipité devant l'invasion. Excellent état actuel.
. OBsERvATION VI C..., Pierre, 2° classe, vingt et un ans, 123° infanterie,
1° compagnie mitrailleurs. Blessé le 7 mai 1916 (5 h.), bois de la Caillette. S. A., 10 mai 1916 (avant); S. A. B., 15 mai 1916 (Revigny).
1° Plaie transfixiante cuisse gauche:
2° Plaie articulaire genou gauche (débridées superficiellement le 10 mai 1916 à Landrecourt).
Le 13 mai 1916. — Plaie infectée du genou, fracture de la rotule, caillots suppurés et liquide louche dans l'articulation.
Première intervention : 13 mai 1916 : résection souspériostée genou gauche.
Deuxième intervention : 18 mai 1916 : débridement d'un abcès au pied droit.
Troisième intervention : 20 mai 1916 : Réincision d'un phlegmon diffus du pied.
Quatrième intervention : 22 mai 1916 : nouvelle réincision du pied droit (face malléolaire interne).
Cinquième intervention : 30 mai 1916 : état persistant de la température et de la douleur au niveau du pied droit. Il s'agit d'une arthrite tibio-tarsienne. Astragalectomie droite. Plâtre. Incision et débridement d’une petite collection postérieure au niveau du genou gauche.
Evacué le 1° juillet 1916.
Nouvelles du 7 janvier 1916. — Traité à l'hôpital de Ris-Orangis, Excellent état local et général,
Nouvelles du 23 janvier 1917.— Toujours à Ris-Orangis. N'a pas subi d'autre intervention. Chirurgiens américains : D'* Blake et Graves. Cicatrisation du genou gauche avec ankylose en rectitude et 10 centimètres de raccourcissement. Ankylose du cou-de-pied droit.
Nouvelles du 20 juillet 1917. — Est en permission dans sa famille à Biarritz. Marche facilement avec deux cannes. Me dit que la soudure de son os date de novembre 1916 et qu'il s'est aussitôt levé. Va être réformé n° r et a reçu la médaille militaire.
O8sErvaTION VII
C... Eugène, 2° classe, vingt-neuf ans, 297° infanterie, 2° compagnie mitrailleurs. Blessé à la Cote 322 (Thiaumont) le 28 juin 1919 (3 h.), S. A. D., 29 juin 1916.
Re : Fr SRI dt par éclat d'obus.
Intervention : 30 juin 1916, résection sous-périostée du genou (écornure du condyle fémoral. externe). Eclatement du plateau tibial et de la tête du péroné. Résection de la tête péronière. Plâtre.
Evacué le 28 juillet 1916,
Nouvelles du 4 août 1916. — Hôpital Auxiliaire 227, rue Rouget-de-l'Isle, Paris.
Excellent état, le drain vient d’être enlevé.
La température oscille entre 37 et 38 degrés et il n’y a plus de suppuration. Chirurgien : D' Calvet.
Nouvelles du 3 février 1917. — Evacué de Paris le 3 octobre 1916 en appareil silicaté sur l'Hôpital Complémentaire n° 36 à Pau. Puis à Marseille, service du D'Judet. Me dit qu'il a eu un peu de lymphangite au niveau de sa cicatrice d'incision intérieure, mais qu'il est totalement guéri et que ses os sont tout à fait solidement soudés.
RRQ
OBsERVATION VIII
C.…., Valentin, caporal, trente-sept ans, 13° infanterie, 7° compagnie. Blessé le 19 avril 1916 (7 h.) aux Eparges. S. À. 19 avril 1916.
Diagnostic : plaies multiples par éclat de grenade, deux genoux, main droite, bras et coude gauches. Plaie paroi thoracique.
Perforation du pavillon de l'oreille droite.
Première intervention : 21 avril 1916. Débridement et ablation d’éclats.
Deuxième intervention : 25 avril 1916. Petite plaie antérieure du genou qui était à surveiller : signes d’arthrite purulente.
Exploration articulaire. Arthrite purulente.
Résection du genou. Plâtre.
Troisième intervention : 28 mai 1916. Incisron d’un abcès à la face.
Evacué le 11 juin 1916.
Nouvelles du 23 janvier 1917. — Evacué sur Paris. Actuellement réformé n° 1 et a repris son métier (?) et sa vie dans sa famille depuis quatre mois. N'a jamais subi d'autre intervention.
« J’ai un petit raccourcissement de 6 centimètres, mais malgré cela je marche très bien, je suis même très heureux de m'en être tiré à si bon compte. »
OgservaTION IX
C..., Etienne, 2° classe, vingt-trois ans, 238° infanterie, 21° compagnie. Blessé le 6 juin 1916 (3 h.) au Ravin de ia Mort. S. À. 7 juin 1916.
Diagnostic : plaie du genou gauche par éclat d'obus.
Intervention : 11 Juin 1916. Fracture condylienne par éclat d’obus. Résection du genou.
Evacué le 1° juillet 1916.
Nouvelles du 3 juillet 1916. — Evacué sur l'Hôpital Anglais de Ris-Orangis.
Nouvelles du 25 janvier 1917. — Puis a Bretigny, et au
Centre de Réforme des Tourelles de Paris. N'a pas eu de nouvelle intervention. Le 15 septembre 1916, suppression de l'immobilisation, puis radiographié immédiatement et constatation de la bonne soudure des os. Réformé le Jo octobre 191%. Quelques jours après je rencontrais, étant de passage à Paris, ce blessé qui était dans le métro et qui marchait tout à fait bien.
Lettre du 2 février 1917. — « Mes feuilles portaient sur mon état (résection du genou gauche, ankylose complète) et 6 centimètres de raccourcissement. Le 20 décembre je fus réformé n° 1 avec pension, je fis la demande pour la médaille militaire. Le 22 j’arrivais dans ma famille la joie au cœur; ma santé est très bonne, je ne souffre du genou que lorsque je marche un peu de trop; je vous remercie. »
Lettre du 26 février 1919. — Monsieur, je suis très heureux de répondre à votre estimable lettre datée du mois dernier que j'ai reçue ce matin et de pouvoir vous donner de mes nouvelles qui sont très bonnes. Actuellement, je suis dessinateur aux Ponts et Chaussées maritimes; ma jambe est très solide, je ne sens aucune douleur même par lestemps pluvieux, le raccourcisssement est de 6 centimètres et demi et 60 pour 100 d'invalidité, c'est-à-dire à 600 francs de pension; depuis ma réforme la cicatrice a toujours été bien fermée, la peau sur le tibia près du genou forme une légère croûte (?) quine se sent pas au toucher; par contre le côté du fémur se sent très bien en touchant et n’a pas plus de croûte.
Je n'ai subi aucune opération après celle que vous m'avez faite à Revigny; tous les jours je fais en moyenne 6 à 7 kilomètres pour venir au bureau et cela ne me fatigue pas trop, je marche (comme vous me l'aviez dit à Revigny) avec la canne.
Lettre du 13 mars 1920.— «Je me fais un plaisir de vous
mer
faire avoir des nouvelles de ma jambe qui va très bien, il n'existe plus de croûte sur le genou, la plaie est bien cicatrisée, Je ne ressens aucune douleur, et elle est très solide, sauf lorsque je marche un peu excessivement, une douleur au-dessous de la hanche se fait légèrement sentir, d'où proviendrait-elle ? De la fatigue sans doute..., toutefois, la profession que j’exerce ne demande pas de grands efforts manuels, la vie est très bien supportable. »