OBSERVATION XI
O..., Auguste, vingt-quatre ans, G. B. D., 6° division. Blessé Le 21 juin 1916 au Mort-Homme,
Te
Diagnostic : 28 juin 1976. Plaie de la face interne de la jambe droite et du genou par éclat d'obus.
Intervention : 28 juin 1916. Plaie très infectée de la partie interne du genou droit {éclat d'obus à gaz). Plaques d'érythème bronzé. Liquide articulaire s'écoulant par la plaie. Résection sous-périostée bicondylienne (fracture du condyle interne et fracas du plateau tibial). Plâtre.
Evacué le 3 août 1916.
Nouvelles du 17 juillet 1916. — Hôpital du Lycée Louisle-Grand. Bon état local et plus du tout de douleur. Pas d’autres nouvelles,
OBsERvATION XII
D..., Louis, »° classe, trente-neuf ans, 21° territorial, 2° C. M. Blessé le 27 juin 1916 (10 h.) au nord de Verdun. S. À. 3o juin 1916 (avant).
Diagnostic + plaie par schrapnell ayant traversé la jambe gauche au-dessous du genou.
Intervention : 2 juillet 1916. Résection sous-périostée bicondylienne (séton par schrapnel}):7
(Trajet osseux transtibial infecté, écornure fémorale infectée, arthrite en évolution). Plâtre.
Evacué le 12 octobre 1916.
Nouvelles du 31 octobre 1916. — Commence depuis dix jours à marcher avec une simple genouillère, sans aucune douleur ni aucune difficulté. Soigné à l'Hôpital Américain de Juilly.
Nouvelles du 17 janvier 1917. — Nouvelles excellentes Marche toujours facile.
Nouvelles du 19 février 1917. — Toujours excellentes.
nouvelles. Marche sans difficulté, mais n'indique pas le dégré du raccourcissement.
Nouvelles du 0 février 1919. — Je vous remercie sincèrement des bons soins que vous m'avez donnés à Revigny et j'ai toujours gardé un bon souvenir de vous,
= tee
Je suis sorti de l'Hôpital Américain de Juilly le 1 5 janvier 1917 pour passer la réforme à Clignancourt dans le courant de février.
Pour ma jambe elle est assez solide, je marche avec une canne, J'ai un soulier orthopédique.
Il m'est impossible de faire des travaux un peu durs. Comme raccourcissement, à ma dernière visite de réforme, ils m'ont trouvé 6 centimètres.
Pension retraite, 600 francs.
Lettre du 27 mars 1920. — Jambe toujours très solide.
Fait quelques marches.
Ne se plaint d'aucune douleur.
OBsERvATION XIII
E..., Raymond, caporal, trente-trois ans, 337° infanterie, 24° compagnie. Blessé le 8 juin 1916 (16 h.) à Douaumont,. S. À. 9 juin 1916.
Diagnostic : plaie pénétrante de l'articulation du genou gauche. Plaie de la main gauche.
Intervention: 11juin 1916. Fracture condylienne. Résection sous-périostée du genou gauche.
Evacué le 1°" juillet 1916.
Nouvelles du 3 juillet 1916. — Excellent état.
Toujours immobilisé et soigné à Ris-Orangis.
Nouvelles du 24 janvier 1917. — De la Jaudonnière (Vendée). Depuis un mois a repris sa vie normale de cultivateur. N'a jamais subi de réintervention. À été immobilisé trois mois et demi. À marché en octobre 1916. Ayant été consolidé en septembre 1916. N'indique pas le degré du raccourcissement. Réformé n° 1 en novembre 1916 à Clignancourt, n'indique pas le taux de sa pension. Très bon état. Tout à fait heureux de son sort,
Nouvelles du 27 février 1919. — « Je réponds aussitôt à votre lettre dans laquelle vous me demandez l’état de ma jambe que vous avez opérée à Revigny. Je marche et peux
faire un métier un peu pénible. Ma jambe est solide, Je marche avec un peu de fatigue et fais un peu d'agriculture, vu que c'était mon métier avant la œuerre.
J'ai 6 centimètres et demi de raccourcissement, je suis réformé avec 60 pour 100 d'incapacité de travail. Pour la médaille militaire, j'ai fait la demande et j'ai été refusé, ce qui m'a étonné.
Lettre du 13 mars 1920. — Excellentes nouvelles.
Fait quelques kilomètres sans aucune fatigue.
OBsERvATION XIV
F..., Léon, 2° classe, vingt-neuf ans, 172° infanterie, 6° compagnie. Blessé le 4 juillet 1916 (2 h.), fort de Vaux.
S. À. 4 juillet 1916 (avant).
Diagnostic : plaie pénétrante genou gauche par éclat de grenade. —s
Intervention : 6 juillet 1916. Plaie articulaire infectée, écornure fémorale.
Résection sous-périostée du genou.
Evacué le 26 juillet 1916.
Nouvelles du 10 août 1916. — Hôpital Bénévole : Hôtel Astoria : excellent état.
Paris, 10 août, Monsieur le Docteur, je vous donne quelques nouvelles sur l'opération que vous m'avez faite: ma jambe ne peut pas mieux aller, je suis très bien maintenant et je ne souffre pour ainsi dire plus.
Nouvelles du 29 janvier 1917. — N'a pas subi d'autre intervention. Evacué de l'Hôtel Astoria sur la Ferté-Alais. Puis, revenu à Paris, au centre de réforme des Tourelles. A regagné ses foyers le 17 décembre 1916. À repris un travail pénible, ne souffre pas. N'indique pas le degré de son raccourcissement.
Lettre de février 1917, de Renoncourt (Haut-Rhin). — Pour l'état de ma jambe, Monsieur le Chirurgien, je ne
peux pas me plaindre, je travaille maintenant onze heures par jour et toujours debout, je suis même très content.
Nouvelles de février 1919. — « En réponse à votre lettre, je ne peux vous donner que de bonnes nouvelles sur l’opération que vous m'avez faite; ma jambe va bien, Je travaille toujours de mon métier d'ajusteur, toujours debout, je suis assez fort et surtout ne souffre pas. J'ai un raccourcissement de 5 centimètres, je suis pensionné à 600 francs par an, sans médaille militaire. »
Lettre du 13 mars 1920. — « En réponse à votre lettre, Je puis vous dire que ma jambe va très bien. Je suis très bien, je suis très solide dessus : elle ne me fait pas souffrir. Je travaille toujours de mon métier d’ajusteur qui me demande à être toujours debout: pour le moment ma jambe va on ne peut mieux. »
OBsERVATION XV
F..., Jules, 2° classe, vingt ans, 48° infanterie, 9° compagnie. Blessé le 27 juin 1916 (23 h.) Mort-Homme.
Diagnostic: séton mollet gauche. Plaie pénétrante genou droit par éclat d'obus.
S. À. 29 juin 1916.
Intervention : 1°" Juillet 1916, résection du genou droit {écornure fémorale et éclatement tibial).
Examen du liquide articulaire (3 juillet 1916, D° Loew).
Examen direct : grand nombre de globules de pus, à noyaux plus ou moins altérés.
Dans les globules, cocci isolés ou réunis par chainettes de 2-3,
Après ensemencement en bouillon peptoné, volumineux amas de staphylocoques.
Evacué le 28 juillet 1916.
Nouvelles du 2 août 1916 : soigné à l'Hôpital Auxiliare 227, hôtel Continental. Excellent état de la résection. Nouvelles du 17 janvier 1917 : est resté deux mois à
l'Hôtel Contmental. Il est à Rochefort-sur-Mer, Hôpital Maritime, salle 14.
Ses blessures vont tout à fait bien, il marche très bien et attend d’être réformé d'un jour à l’autre.
Nouvelles du 20 février 1919. — « Je m'emprese de faire réponse à votre lettre qui ma fait réellement plaisir pour vous donner les quelques renseignements que vous me demandez. x
« Je vous dirais donc que ma jambe est solide, avec 6 centimètres de raccoureissement; je marche bien et je peux faire un métier un peu pénible, vu que je ne souffre pas de ma blessure.
« Je suis réformé n° 1, avec gratification renouvelable de 60 pour 100 dans deux ans. »
Nouvelles du 10 avril 1920. — Travaille toute une journée debout sans souffrir : jambe tout à fait solide. Est enchanté de son résultat.
OBsEervaTION XVI
PF "Henri, »° classe, trente. ans-=361°; infanterie, 18° compagnie, Blessé le 21 mai 1916 (12 h.), Douaumont.
S. À, 23 mai 1916 (avant); S. A. B. 25 mai 1916 (Revigny).
Diagnostic : plaies multiples des deux jambes par éclat d'obus, fracture du péroné gauche au tiers inférieur.
Intervention : 25 mai 1916. Amputalion de Syme : pied gauche; ponction des deux genoux avec examen du liquide (hémorragique, rosé, louche).
Examen du liquide le 26 mai :916 : liquide articulaire.
1° Examen direct : genou droit, liquide sanglant, légère tendance à la suppuration; genou gauche, liquide sanglant.
2° Ensemencement en bouillon peptoné.
Genou droit et genou gauche : pas de colonies microbiennes,
tac
Intervention : 28 mai 1916: esquillectomie du péroné gauche.
Intervention : 5 juin 1916 (en présence de M. le professeur Bérard, en tournée d'inspection au front).
Résection du genou gauche bicondylienne sous-périostée. Eclat inclus dans la diaphyse au niveau de la résection. Fracas condylien fémoral. Réaction articulaire sous forme de fausses membranes grisâtres. Plâtre. Evacué en parfait état le 27 juin 1916.
Nouvelles du 17 janvier 1917. — Evacué sur l'Hôpital Espagnol de Neuilly où ilest soigné par le D' de Lan (?) et où il aurait été réopéré. Pas de détail sur la réintervention. Mais rapidement tout s'arrange puisque, en janvier 1917, il est depuis longtemps à Maison-Blanche en vue de l'appareillage de son moignon d'amputation de Syme. La résection du genou va bien.
OBsErvATION XVII,
G.., Paul, 2° classe, vingt-neuf ans, 2° section infirmiers-brancardiers, 4° division. Blessé le 15 avril 1916 (12 h.) à Souville.
SA DO A VTA) 1916 : S. A. B., 17 avril 1916.
Diagnostic : plaie pénétrantegenougauche paréclatd’obus.
Radiographie le 16 avril 1916. Volumineux éclat intracondylien (condyle externe).
Intervention le 16 avril 1916 : gangrène et odeur infecte de l'os à ce niveau. Plateau tibial intact. Résection à la rugine et au bistouri. Gouttière pelvi-dorso-pédieuse.
Evacué le 30 mai 1916.
Nouvelles du 6 juin 1916. — Soigné à l'Hôpital de Jully par un chirurgien américain qui lui laisse sa gouttière pelvi-dorso-pédieuse. Excellent état. Pas de réintervention.
Nouvelles des 1° et 23 janvier 1917. De Lenneville, par Marolles (Seine-et-Oise). — Réformé n° 1 avec
| on 600 francs, est rentré dans ses foyers depuisnovembre 1916, a repris son métier de cultivateur. Ne se plaint pas, n'indique pas son degré de raccourcissement.
Nouvelles du 19 février 1919. — « En réponse à votre aimable missive reçue hier, je me fais un plaisir de vous faire parvenir par retour les renseignements demandés. Complètement guéri, je vais aussi bien que possible, ma jambe est assez solide pour me permettre de marcher assez facilement, surtout dans la bonne saison, car les souffrances sont plus fortes en hiver. »
Lettre du 13 mars 1920. — Excellent résultat maintenu. Fait de la culture, très bon moral, a rejoint son pays envahi et dévasté (Plémont, Aisne).
OgsEervATION XVIII
G..., Prosper, 2° classe, trente-neuf ans, 240o° infanterie, 22° compagnie. Blessé le 27 juin 1916 (11 h.) à Fleury.
Diagnostic : plaie pénétrante par balle, au tiers inférieur cuisse droite, projectile sous la peau, extrait.
S. À. B., 29 juin 1916. es
Intervention : 1° juillet 1916. Résection du genou droit (Fracas fémoral et éclat intra-articulaire).
Evacué le 28 juillet 1916.
Nouvelles du 1% février 1917. — Evacué à Paris sur l'Hôpital du Panthéon, service du D' de Martel. A été sorti du plâtre fin septembre, mais n'était pas consolidé. Réintervention du D' de Martel qui avive à nouveau la surface osseuse et immobilise. Suites parfaites de cette réintervention. En janvier 1917 le blessé marche sans trop de fatigue avec 12 centimètres de raccourcissement et va incessamment passer la réforme.
Nouvelles du 24 février 1919. — Réformé depuis août 1917. Bon état. Excellente santé. Pension, 663 francs. Continue son métier de cultivateur. Nécessité d'un soulier orthopédique dont il ne peut se passer pour travailler.