‹ Contribution À L'Étude Des Résections Intra-Fébriles Du Genou Primitives et Secondaires En Chirurgie De Guerre Observations Personnelles, Résultats ÉloignésChapitre 47 sur 51 · TECHNIQUE OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE OPÉRATOIRE

J'ai suivi, pour les deux variétés de cas que j'ai eu à soigner, deux techniques différentes. Lorsque j'ai eu à pratiquer des résections intra-fébriles primitives, j'ai suivi rigoureusement la technique sous-capsulopériostée d'Ollier. Lorsque j'ai eu à intervenir pour des résections intra-fébriles secondaires à d’autres intefventions, Jai pratiqué la méthode ancienne des résections, celle qui était la méthode d’amphithéâtre en médecine opératoire avant Ollier, avant la découverte de l'importance du périoste et de la capsule : la méthode extra-périostée, à propos de laquelle je m'expliquerai d’ailleurs.

I. — Technique sous-capsulo périostée (résections primitives).

L'incision a été celle de Moreau, vulgarisée par Ollier, l'incision en H à courts jambages inférieurs. Le ménagement et la conservation des ligaments latéraux a été un précepte formel pour chacun de nos cas, ainsi que la conservation de la capsule postérieure, que la taille et la conservation d’une double collerette périostée fémorale et tibiale.

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Toutes mes résections ont été pratiquées avec l'ablation sous-périostée de la rotule et complétées par la dissection et l’ablation complète du grand cul-de-sac synovial sous-quadricipital.

Le trait de scie a toujours enlevé le minimum de surface tibiale, sauf en cas de lésion de celui-ci par le projectile.

Un drainage postérieur ou latéral n’a été tenté qu'exceptionnellement.

Dans aucun cas de cette statistique, je n’ai pratiquéla suture ou l’enclouage osseux; je le regrette, d’ailleurs, car, dès Juillet 1917, je plaçais systématiquement deux agrafes de Dujarrier, afin de maintenir au contact les tranches osseuses fémorales et tibiales et je n’ai eu qu’à m'en louer.

Le temps que j'ai toujours considéré comme capital a été l’'immobilisation sous anesthésie : aussitôt achevées la reconstitution du tendon quadricipital et la suture antérieure de la peau, faisant soulever en masse le blessé endormi, je maintenais moi-même fémur et tibia au contact; je faisais installer, suivant une technique qui devenait un rite dont je ne me départissais jamais, une série de supports l’un sous la tête, l’autre sous les épaules, le troisième sous les fesses, le quatrième au niveau de la résection, le cinquième maintenant le talon avec support pour corriger l’équinisme. Cherchant alors la rectitude suivant une ligne droite allant de l'épine iliaque au premier espace interosseux, Je commençais mon pansement dans cette position de rectitude en abduction légère.

Ceiui-c1 élait surtout matelassé en arrière, en vue

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de l'écoulement des sérosilés: je faisais ensuite un enveloppement toujours uniforme de tout le membre inférieur et de tout le bassin, ainsi que de la partie inférieure du thorax ; c'est sur ce pansement que j'appliquai mon grand plâtre, qui a été toujours infailliblement la grande goultière pélvi-dorso-pédieuse antérieure d'Ollier.

Cette gouttière plâtrée m'a paru présenter des avantages considérables : prise du bassin uniquement par sa face antérieure, donc pas de gêne, pas d'escarres, soins de propreté très faciles, Au niveau de la résection, elle avait le gros avantage de laisser couler en dehors d'elle toutes les sécrétions et les suintements de la plaie.

Elle corrigeait remarquablement l’équinisme, évitait les souffrances si fréquentes du talon, supprimait toutes escarres. Son gros avantage était que, faisant un couvercle antérieur moulé sur l'individu, elle le transformait en une masse rigide, ce qui élait, pour son foyer de résection, un gage de consolidation ; lorsqu'il fallait faire soit le changement de lit de ces malades, soit leur pansement, ce couvercle antérieur était de toute nécessité. Cette pose de la gouttière pelvi-dorsopédieuse, je l’ai faite absolument suivant les principes RU c'est-à-dire en prolongeant l’anesthésie jusqu’à la prise du plâtre.

J'ai pratiqué chez lous ces blessés la méthode &

pansement rare : le premier variant du douzième au

vingtième jour après l'opération. La gouttière pelvidorso-pédieuse me permettait d’ailleurs de changer ou de renforcer les pièces postérieures du pansement

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