DIAGNOSTIC. PRONOSTIC
À. — Le diagnostic des rétrécissements du vagin est le plus souvent très facile à faire: il présente donc peu d'intérêt. Cependant, dans certains Cas, on pourra en présence d’une étroitesse du conduit génital se demander si l’on a affaire véritablement à une sténose ou s'il ne s'agit que d'un spasme du vagin; ce diagnostic sera surtout délicat dans les cas où le rétrécissement relève d'une striction par les fibres du muscle releveur de l'anus anormalement développé; ce sont les commémo-
ratifs, la persistance et la durée de ces troubles qui permettront d'éclairer le diagnostic. Il faudra également se rendre compte si le vagin n’a pas un abouchement anormal. soit qu'il s'ouvre dans l'urètre, plus fréquemment dans le rectum.
Plus intéressantes à différencier seront les causes de ces rétrécissements ; il est des cas où cette distinction
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est évidente, lorsqu'il s’agit de sténoses dues à des tumeurs, à des inflammations chroniques, à des accidents récents que les malades vous signalent aussitôt. Mais, dans certains cas, où rien ne peut venir vous guider, on pourra éprouver quelques difficultés, par exemple lorsqu'il s’agit d'anneaux fibreux.
Mais ce qu'il importe surtout de reconnaître c'est le degré d’extensibilité de ces rétrécissements; l’exploration digitale sera pour cela le meilleur guide.
Certaines complications sont souvent d’un diagnostic difficile, particulièrement dans les cas où l’on a affaire à des accidents de rétention du flux menstruel et surtout lorsqu'on se trouve en présence d’un hématocolpos latéral. î
Enfin une question intéressante pourra se poser en cas d’atrésie congénitale très étendue : c'est celle de savoir s'il y a une malformation très marquée ou une absence complète des organes génitaux internes, considération très importante qui influe sur la nature du traitement que l'on devra instituer.
Bi —'Le pronostic des rétrécissements du vagin est très variable; il dépend d’abord du degré de sténose; 1l: est des cas où le conduit réduit à une simple fente, parfois non perméable, donne lieu à des complications redoutables qui peuvent entraîner la mort.
Mais ce qui est plus important, c’est le degré d’extensibilité de ces rétrécissements,; soit qu'il s'agisse de le rendre suffisamment large pour permettre le coït,
soit qu'il s'agisse d'extraire un fœtus au moment de /
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l'accouchement. En règle générale, les rétrécissements congénitaux sont plus facilement extensibles que les rétrécissements cicatriciels. Les dystocies qu'ils entrainent peuvent être très graves tant pour la mère que pour l'enfant. La mort peut être amenée par ces dystocies; une statistique de Müller en compte 6 sur 27; et Brindeau note une mortalité maternelle de 43 p. 100 dans 130 cas de rétrécissements serrés.