ALORS EN
ovaires et l’utérus sont peu développés et la menstruation ne se fait pas. |
Lorsque cette rétention se constitue, presque toujours elle est due à une imperforation de l’hymen, mais elle peut aussi relever d’une sténose presque complète de la partie inférieure du vagin. |
On constate alors une tumeur de volume variable, qui fait saillir en avant la partie inférieure du vagin et refoule en avant la vessie, en arrière le rectum. L'utérus est refoulé en haut; il semble coiffer la tumeur d'un bouchon plus dur : un hématocolpos est alors constitué. b) Hématométrie. — Au contraire, lorsque toute l'étendue du vagin est atrésiée, ses parois sont inextensibles; le sang ne peut alors s’y collecter, il s’épanche plus haut dans la cavité vésicale ou dans l'utérus la matrice se transforme alors én une véritable poche à parois épaisses.
c) Hématosalpinx.— Cette masse sanguine augmente peu à peu de volume, mais elle n’a pas tendance à refluer vers les trompes. Lorsqu'une collection sanguine se constitue dans la cavité salpingienne, ce qui accompagne fréquemment l'hématométrie, elle ne provient pas de l'utérus, car la communication entre les deux cavités n'existe pas toujours; c’est sur place qu'elle se constitue, les parois de l’oviducte se distendent sous l'influence de l'excès de pression à l’intérieur du canal génital; ainsi se constitue un hématosalpinx.
Dans ces différentes poches, le sang épanché est épais, noirâtre, parfois même de couleur chocolat, ayant une consistance sirupeuse.
Dora
Toutes ces tumeurs apparaissent au moment de la puberté et ont tendance à s’accroitre de plus en plus; elles s’accompagnent de douleurs parfois très intenses survenant par poussées au moment de l'ovulation.
d) Pyocolpos. Pyométrie. — Enfin dans certains cas, elles peuvent s'infecter, constituant ainsi des abeès qui, S'ils ne sont traités à temps, ont tendance à se faire jour à l'extérieur, soil vers les organes voisins, vessie ou rectum, soil enfin vers le périloine causant Er des péritonites le plus souvent mortelles.
Nous avons vu que tous ces troubles se rencontr aient chez la jeune fille, au moment de la puberté. Ces rétrécissements très serrés entraînent en effet des accidents dès le début de la période génitale, et l’on comprend. facilement qu'ils sont incompatibles avec les rapports sexuels.