‹ Contribution à l'étude des rosacées-prunées-amygdaléesChapitre 109 sur 149 · CHAPITRE XLI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLI

LEPIDOPTERES ZEUZERIDES

Cossus Gâte-Bois : Cossus ligniperda I. et F.

Ce Cossus « gâte-bois ou ronge-bois », appartient à la famille des Cossidés. C’est un papillon, assez peu élégant de 6 cm., d'aspect massif et sale, de ton gris cen-

dré et aux ailes sillonnées de points et de lignes noires affectant, au repos, la forme d’une toiture; son abdomen est large et gros, sa tête minuscule, avec une trompe rudimentaire. Le mâle et la femelle sont de même taille : celle-ci est dotée d’un oviscapte rétractile, chitineux et fort, qui lui sert à forer l'écorce des arbres pour y pondre ses œufs : des œufs rougeâtres et durs (capables de résister à toute tentative d’écrasement) et cela par petits paquets de 15 à 50, jusqu’à plusieurs centaines.

Les jeunes chenilles éclosent en août et s’empressent de cheminer, par des galeries larges et elliptiques, jusqu’au cambium. Comme elles sont très voraces, elles grossissent vite. Puis commence le jeûne qui dure tout l'hiver suivant, au sein de leurs galeries profondes. Ce n’est qu’au printemps de l’année suivante (deuxième année par conséquent), vers le mois de mai qu’elles songent à la sortie et à leur nymphose : pour cela elles cheminent en sens inverse et transpercent bois et écorces afin de se dégager et d’édifier leur loge de nymphe. Cette loge affecte la forme d’un gros cocon soyeux et brillant, confectionné de divers éléments : soie, excréments, sciure, et débris végétaux. La nymphe, de couleur brune, avec ses spicules abdominaux, mesure 4 cm. de long : elle demeure, ainsi, dans son cocon durant un mois, avant de se transformer en insecte parfait.

On a donné le nom de « Ver charpentier » à cette chenille perceuse et xylophage : quand elle est toute jeune, elle est d’un rose chair, mais elle vire au rougesang sur la face dorsale, en vieillissant, tandis que le ventre et les côtés sont devenus d’un jaune-crème; la tête est noire et possède de puissantes mandibules (capables de mordre tout importun qui s’en approcherait). Ces morsures sont même douloureuses, .par suite d’un liquide à odeur musquée de vieux cuir et de consistance huileuse, que ses glandes salivaires secrètent. (Fig. 92- 95).

Planche XVI

PARASITES DES PECHERS : Lépidoptères

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