LE PLOMB
Silver leaf, Silver blight (Angl) Milch glanz (AI) Mal del piombo (Ital.).
Cette affection est caractérisée par une tonalité gris de plomb, ou gris argenté dont se parent les feuilles, au lieu de rester vertes, comme en temps normal. Elle apparaît, partout, sur les arbres fruitiers de nos régions, et principalement sur : pruniers, prunelliers, PÉ- CHERS, pommiers, cerisiers, amandiers, groseilliers. Elle est assez rare sur abricotiers et poiriers.
Les quelques auteurs qui se sont préoccupés de ses origines sont loin d’êtred'accord dans leurs. hypothèses. Ce qui est établi, c’est que cette maladie n’a point pour cause l’action locale d'un parasité déterminé, mais, plutôt, diverses actions physiologiques ou climatiques. Selon G. et M. ARNAUD, « on peut cependant admettre, dans certains cas, l’action indirecte de parasites éloi-
gnés, n’intervenant pas directement dans la feuille, mais pouvant agir par les produits solubles qu’ils élaborent et qui sensibilisent, peut-être, les feuilles à l’action de certains facteurs physiques ». Selon certains, la maladie serait due à une combinaison de l’'insolation, du refroidissement et d’une cause interne sensibilisatrice, ou à de simples coups de soleil et même d’un éclairement modéré. Divers insectes et quelques champignons ont été, à tort ou à raison soupçonnés d’avoir, par leur présence, provoqué ou favorisé la maladie
de ce nombre sont certaine Phalène, le tigre, le thrips, des acariens, et surtout le Stereum purpureum : PER- CIVAL, en 1902, a noté l’action indirecte de ce champignon se développant sur de tronc et les branches de Prunus, atteint de « Plomb ». En 1885, c'est PRILLEUX, qui, le premier, a décrit cette affection sur pruniers et abricotiers de France. Le plus souvent ce n’est qu’une partie des rameaux qui portent des feuilles argentées sur toute la longueur de la même branche. Ces feuilles plombées sont plus épaisses, plus raides que les autres, se déchirent plus facilement et leur éclat plombé se manifeste surtout à la face supérieure. Cet auteur a pensé que l'éclat argenté résulte de l’interposition de l'air entre l’épiderme et le tissu sous-jacent, et qu'il se produisait une dissolution de la cloison moyenne des cellules, avec formation de cavités où l’air se logeait en faisant office de miroir apte à provoquer des réflexions totales de lumière. G. ARNAUD a montré que cet aspect, était dû, en réalité aux canicules aérifères qui se creu-
sent dans la paroi externe de l’épiderme; au-dessous des cellules.
Les feuilles atteintes sont moins riches en pectine que les autres, et leur acidité augmente au printemps, alors qu’en septembre il y a excès d’acide oxalique sur ces’ feuilles. En France le mal est peu grave sur nos Prunus indigènes. En Angleterre les variétés les plus résistantes sont : « Purple Egg », « Myrovolan 3 », « River Early prolific » et « Yellow Pershorc » .
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LA GOMMOSE
Gummosis (Angl.) Gummose (Al) Gummiflus (AI) Gommosi (Ita!.)
Sur la plupart des arbres à noyaux de la famille des Rosacées-Prunées, on voit souvent exsuder une concrétion gommeuse, en divers points du tronc et des rameaux, accompagnée d’écoulements muqueux. Ceux-ci, ont une odeur et une saveur plus ou moins acides, d’où le nom de « Sour-sep » ou Sève-acide, qui leur a été donné. On dénomme « Gomme.» ou « Gommose », l’exsudation gommeuse, issue de poches internes dont l’origine est encore incertaine. On suppose que de brusques variations de température, dues à quelques coups de de soleil, suivis de coups de froid, sont à la base de
ces exsudations. Il est possible que cela soit dû à quel-
ques altérations de tissus, provoquées par la présence de divers parasites végétaux ou animaux : on a pu constater, en effet, la concomitance de cette gommose avec la présence soit du Coryneum, soit de scolytes.
D’autres fois l'apparition de la gommose coïncide, souvent, avec des causes d’origine physique ou traumatique (blessures ou liens trop serrés) ou nur (excessive sécheresse ou -autres).
Les arbres jeunes sont rarement frappés, alors que les sujets âgés, sont fréquemment atteints, sans distinc-
tion entre ceux qui sont sains et vigoureux ou ceux
qui sont malades ou affaiblis. Parfois il se forme des poches entre le bois et l'écorce, principalement quand cette dernière est capable de résister à la pression.
On a constaté que le suc acide de ces exsudations mucilagineuses ou gommeuses, par temps humide surtout, est un parfait bouillon de culture pour certains microorganismes tels que : algues, champignons, bactéries qu’on y peut, souvent, rencontrer. Ceux-ci, fort
AP ODAREE
heureusement, ne sont point enclins à chercher un refuge dans les tissus sains de l’hôte.
On à même attribué à des virus filtrants, la production de cette gomme, depuis la découverte, in U.S.A. d’une certaine gommose d’origine bactérienne, attribuée au « Bacterium ou Pseudonomas Cerasi » par GRIFFIN, en l’an 1923.