HISTORIQUE
Depuis longtemps on connaît l'existence des ruptures du long chef du biceps brachial et de son tendon.
En 1857, Verneuil! rapporte à la Société de Chirurgie de Paris un cas de rupture du tendon de la longue portion ; dans ce cas, il ne semble pas s’agir d’une rupture traumatique.
En 1886, Sallefranque étudie dans sa thèse les ruptures sous-cutanées du biceps, d'origine traumatique.
Monks, en Amérique, puis Hochstetter à Vienne, publient des observations de rupture du tendon du biceps. Ils en discutent la pathogénie : rhumatismale pour Monks, traumatique pour Hochstetter. Certaines sont opérées avec succès. s
En 1895, Bazy rapporte à la Société de Chirurgie de Paris un cas de rupture intracapsulaire (peut-être désinsertion) du tendon de la longue portion du biceps ; ce Cas est d’origine nettement traumatique. Bazy qui opère ce malade semble avoir été le premier à suturer le tendon rompu au coraco-biceps. Il obtient un excellent résultat fonctionnel.
En 1900, Loos communique des observations où la rupture siège au niveau tendon-muscle et en décrit les symptômes classiques.
En 1900, Ledderhose, dans le Deutsche Zeitschrift für chirurgie, traite de la pathogénie de l’affection et conclut à l’existence, dans la majorité des cas, d’une
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altération du tendon, sous la dépendance d'arthrite scapulo-humérale,
En 1910 et 1911, Fievez publie dans le Journal des Sciences Médicales de Lille, deux articles sur le syndrome du « long biceps détendu » et son mécanisme de production.
Inspiré par les travaux de Fievez, Bera, dans sa thèse de doctorat, décrit le « syndrome commun à la rupture, luxation et élongation du tendon du long bhi- Ceps ».
En 1912, Fievez, dans une thèse soutenue devant la Faculté de Médecine de Paris, étudie « les ruptures intracapsulaires du tendon du long biceps brachial et l’arthrite sèche scapula-humérale » ; ses conclusions sont identiques à celles de Ledderhose, dont il paraît ignorer complètement les travaux. La thèse de Fievez fut le premier travail important sur cette question.
Depuis, on trouve, tous les ans, dans les littératures françaises et étrangères, des observations de ruptures tendineuses, le plus souvent opérées avec succès.
C'est : Muller en 1913, Lapointe en 1914, Alexander 1915, Barthélemy 1920, Dujarier 1920.
En 1922, Husson, dans la thèse qu'il soutient devant la Faculté de Nancy, rapporte deux cas opérés par Michel, avec bons résultats fonctionnels. Il conclut à l'origine traumatique de ces ruptures et À la nécessité de l'intervention chirurgicale systématique.
Des observations sont publiées par : Lecène, 1926: Baumgartner, 1926 ; Braine, 1928; Caraven, 19928 : Fortin (Thèse de Paris), 1928 : Desgouttes et Clavel,
* En Allemagne, Stolze, 1929, en décrit longuement la symptomatologie et les traitements. |
En Italie, Del Prato, 1931, fait une excellente étude anatomo-pathologique.
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En France, on trouve des publications de Debevre, 1931 ; Duchamp, 1932 ; Panis, 1933 ; Bernardbeïg,
Nous ne pouvons terminer cette énumération sans citer Gilcreest qui, en 1934, réunit dans Surgery gynecology and obstetrics, 100 cas personnels, qu'il complète en 1936 par 6 cas nouveaux.
Cette courte analyse démontre que la rupture du tendon de la longue portion du biceps brachial a déjà fait l’objet d’un assez grand nombre de communications tant françaises qu'étrangères et ce que nous avons voulu, dans les lignes .qui vont suivre, c’est essayer de résumer et d’ordonner ce qui a été dit concernant cette question.