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V. FRAGILES

Fragiles; marge du chapeau, à la fin substriée, lamel-

les égales :

À. Lamelles et spores blanches; B. Lamelles et spores jaunâtres ou nettement citrines: C. Lamelles et spores ocracées.

Quélet (Flore mycologique, 1888) groupe un certain nombre de Russules autour d’espèces-types, et il prend comme caractère principal la couleur des lamelles et:des spores.

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Russula Pers.

LE. XaNTHOSPORAE. — Lamelles et spores jaunes :

a) Tenellae. — Péridium incarnat, rouge, jaune ou olive. Espèces douces, grêles et fragiles.

b) Insidiosae. — Péridium ocracé, bai, rouge ou purpurin. Chair douce, puis âcre, ou âcre.

c) Versicolores. — Péridium ample, versicolore. Chair

” compacte et douce.

IT. LEUCOSPORAE. — Lamelles et spores blanches ou hyalines.

a) Piperinae. — Péridium rouge, pourpre ou violet, blanc par décoloration, saveur âcre.

b) Ingratae. — Cuticule du péridium paille, ocracée, bistre ou olive. Odeur désagréable, saveur âcre.

c) Sapidae. — Espèces comestibles de couleur agréable et variée; chair douce et sapide.

d) Portentosae. — Espèces amples et à chair compacte,

noircissant le plus souvent.

M. Bataille (Flore monographique des Astérosporées, 1908) maintient, dans ses grandes lignes, la classification de son maître Quélet.:

Gillet suit la classification Friesienne.

Bresadola (1881-1892-1899) décrit et figure quelques Feu les, mais il ne publie aucun travail d'ensemble à ce sujet.

Romell (4881) attire l'attention sur la coloration jaunâtre des spores de certaines Russules considérées auparavant comme leucosporées et montre la fixité de ce caractère.

Massee (British Fungus Flora, 1893) donne une place prépondérante à la saveur de la chair.”

Britzmayer (1879-1897) étudie la couleur, la forme, la dimension des spores.

Patouillard (Les Hyménomycètes d'Europe : Analomie qé-

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nérale et classification des champignons supérieurs, 1887, p. 97-98) expose l'anatomie des Russules; il décrit les cystides, les laticifères, les cellules allongées de la pellicule du chapeau (dermatocystides des auteurs modernes), la constitution de la chair du chapeau et du pied : cellules courtes (sphérocystes) et cellules allongées (filaments).

Barbier (1907), Peltéreau,: W. G. Smith (1908), continuent l'étude des Russules, sans rien ajouter de nouveau.

Arnould et Goris (1907) différencient les espèces à l’aide des réactifs sulfovanillique et sulfoformolique.

M. R. Maire (Bull. Soc. mycol. France, t. XXVI, p. 49- 126, 1910) étudie successivement les caractères macroscopiques, microscopiques et chimiques des Russules :

a) Caractères macroscopiques :

Chapeau (forme, dimensions, revêtement, marge);

Lamelles (teinte, forme, largeur, épaisseur, arête, insertion, larmoiement, espacement, furcation);

Pied (forme, aspect, couleur, consistance, etc.);

Chair (odeur, saveur).

b) Caractères microscopiques :

Revêtement du chapeau (cystides, poils, gélin);

Lamelles (arête, médiostrate, sous-hyménium, cystides, basides, spores; couleur en tas, forme, ornementation, dimensions, etc.);

Revêtement du pied (cystides, poils).

c) Caractères chimiques :

1° macrochimiques : action des réactifs sur la chair du champignon, obtention de réactions colorées;

2° microchimiques : coloration des cystides sous l’influence des réactifs.

Il donne la classification suivante :

RUSSULA (Pers. obs. myc., I, p. 100, 1796) Fr. Gen. Hym. et Epicrisis, p. 349 (1886).

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SECTION I. — Gompactae Fr. Epicr., p. 349.

Chapeau à chair épaisse jusque dans la marge plus ou moins involutée, à revêtement peu différencié, sec et adné.

Chair ferme et compacte, jusque dans la vieillesse. Lamelles inégales, régulièrement alternantes. Spores blanches en masse. :

Subsection À : LACTARIOIDEAE.

Chair immuable, lamelles étroites et décurrentes. Ex : R. delica Fr.

Subsection 2 : NIGRICANTES.

Chair noircissant.

Ex. : R. nigricans Bull.

SEcTion II. — Rigidae Fr., 1. c., p. 354.

Chapeau à revêtement sec, adné, rarement pourvu de cys-

tides, se craquelant plus ou moins en flocons, en granules,

| en verrues, ou en aréoles. Marge non striée, non involutée,

arrondie. Lamelles à extrémité antérieure élargie et arrondie. Spores en masse, blanc crème.

Ex. : R. lepida Fr.

SecrTion I. — Heterophyllae Fr., Mon. Hym., Il, p. 125 (emend).

Chapeau à revêtement visqueux, pourvu de cystides, séparable au bord; marge subaiguë, à peine striée dans la vieillesse. Chair ferme, douce. Lamelles à extrémité antérieure atténuée, souvent fourchues et inégales. Spores verruqueuses, petites, blanches en masse.

Ex. : R. cyanoxantha Fr.

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Secrion IV. — Ingratae Quél. F1. Mycol., p. 345.

Chapeau à revêtement visqueux, plus ou moins séparable, pourvu de cystides, jaunâtre, ocracé ou brunâtre, parfois brun olivâtre, sans pigments rouges ou violets; marge droite, plus ou moins striée, subaiguë. Acres. Spores blanc pur à blanc

crème.

Ex.: R'°fœtens Er,

Sgcrion V. — Firmae Fr. Epicr., p. 351 (emendi.).

Chapeau à revêtement visqueux plus ou moins séparable,. à pigment purpurin, à cystides nombreuses; marge droite aiguë, substriée. Lamelles plus ou moins inégales et fourchues, ordinairement étroites et atténuées, aiguës en avant, souvent adnées. Chair ferme, âcre. Spores en masse blanc: crème à jaune ocracé. 5

Ex. : R. sanguinea Fr., R. drimeia Cooke.

Secrion VI. — Fragiles Fr., 1. c., p. 357 (emend.).

Chapeau à revêtement visqueux, ordinairement séparable, à cystides nombreuses, à pigment rouge, à marge arrondie, ordinairement striée.

Chair fragile, âcre. Lamelles ordinairement égales, fragiles, arrondies en avant, libres. Spores en masse, blanc pur. rarement blanc crème.

Ex. : R. fragilis Fr.

SECTION VII. — Polychromae Maire.

Chapeau à revêtement visqueux et séparable, pourvu de cystides, versicolore, à marge arrondie ordinairement striée Chair fragile. Lamelles égales, fragiles, arrondies en avant, libres ou sublibres. Spores en masse crème ocre à jaune ocracé

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(rarement blanc jaunâtre, et alors chair douce ou à peine âcre dans la jeunesse et absence de pigment rouge).

Subsection 4 : DECOLORANTES.

Chair noircissant, un peu âcre dans la jeunesse ou douce.

Ex. : R. decolorans Fr.

Subsection 2 : INTEGRAE.

Chair ne noircissant pas, douce ou subâcre dans la jeutar

nesse.

Ex. : R. xerampelina Fr.

Subsection 3 : URENTES.

Chair ne noircissant pas, nettement âcre.

Ex. : R. veternosa Quél.

SECTION VIII. — Alutaceae Maire.

Chapeau sans cystides dans le revêtement visqueux et séparable. Marge arrondie, ordinairement striée. Chair douce, fragile, rarement âcre. Lamelles égales ou subégales, arrondies en avant, sublibres. Spores blanc crème à jaune ocracé, rarement blanc pur..

Ex : R. alutacea Fr.; R. Turci Bres.

M. H. Maublanc a adopté cette classification, et les autres mycologues modernes s’inspirent des principes énumérés cidessus par M. R. Maire; citons, en particulier, pour l'étude des Russules : MM. Melzer et Zvara, M. et Mme Moreau, Crawshay (Ornementation des spores des Russules).

Si les Russules ont été l’objet de nombreuses recherches, il semble que les Lactaires aïent été moins étudiés; il reste des lacunes à combler dans le genre Lactarius, surtout dans le groupe embrouillé du L. suwbdulcis Fr.

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Quélet (Flore Mycol. 1888) classe les lactaires d’après le revêtement du chapeau :

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