Lejars. Leçons cliniques de la Pitié
SAS Et
Quant à la voûte palatine elle ne présente aucune trace de refoulement et conserve sa forme et sa consistance normales. Plus en arrière, derrière le voile, l'œil et le doigt ne découvrent pas non plus de prolongement,
Depuis quelques jours seulement la respiration ne se fait plus par la narine gauche et il est tout probable bien que l'exploration extérieure ne permette pas de s’en rendre compte que le néoplasme s’y est étendu et l’obture à sa partie profonde. L’épiphora témoigne du reste d’une extension dans ce sens. Il n'y a pas de troubles oculaires proprement dits, pas d'exophtalmie, pas de douleurs péri-orbitaires: il n’y a ni céphalée, ni aucun accident susceptible de faire craindre un prolongement intracrânien. |
Cette affection a’débuté de la façon suivante : il y a deux mois le malade à commencé à ressentir de vives douleurs, des élancements presque continus au niveau des gencives de l’arcade supérieure gauche. Peu après il constatait avec sa langue dans le cul-de-sac gingival l'existence d’une tumeur qui le soulevait de plus en plus ; la tumeur ne se montra qu’un peu plus tard à lu face dans la fosse canine et remonta rapidement vers l'œil.
Diagnostic. — Sarcome du maxillaire supérieur gauche.
Opération : Résection totale par M. Lejars, Suites ‘éloignées,
Inconnues,
OBSERVATION Ill.
Sarcome du maxillaire supérieur gauche. Résection totale, Mort au bout de deux mois (1).
X... âgé de 51 ans, employé de ministère, entre à l'hôpital de la Pitié, le 13 novembre 1895.
Une grosse tumeur occupe la joue gauche, se prolonge en dedans jusqu’à l'angle interne de l’œil et empiète sur le dos | du nez; s'étend de dehors jusqu’à l’origine de l’arcade zygomatique et recouvre tout le malaire. On là sent et on la voit par la bouche dans le sillon gingivo-labial ; elle enveloppe toute la tubérosité du maxillaire qu’elle ne semble pas pourtant déborder en arrière. La voute palatine est intacte: le nez est légère. ment dévié à droite, el la narine gauche par laquelles'écoule du pus mêlé de sang est complètement bouchée. Les larmes coulent à profusion sur la joue, os paupières de l'œil gauche sont à demi fermées, et la con jonctive dans sa moitié inférieure est le siège d'un épais chémosis. Pourtant l'œil n’est pas saillant, il n’est pas douloureux et l’acuité visuelle est demeurée normale ; l’ædème conjonctival et le soulèvement de la paupière inférieure paraissent tenir plutôt à la compression exercée par la masse néoplasique qu’à l'existence.
Tout cela date de trois mois à peine vers le 10 août 1893 le malade à remarqué la présence d’une petite grosseur à la joue gauche qui très rapidement s’est développée au milieu de fréquentes douleurs névralgiques. Peu après une collection puru-
lense se fait jour dans la bouche, puis les dents de l'arcade
4, Lejars, Zac, cit,