Nimier, Le Dentu et Delbet. T. V, p
| — 14 — - belle leçon inédite du professeur Le Dentu (1) que nous avons recueillie scrupuleusement à l'hôpital Necker.
Le trailement des sarcomes du maxillaire supérieur, c’est-à-dire la résection de cet os, mérite également un
mot d'historique.
La question de priorité pour l'ablation du maxillaire
supérieur, a été très discutée. Il convient à ce sujet dé.
distinguer la résection partielle et la résection totale dé cet os. | |
La première résection partielle semble avoir été pratiquée par Acolathus de Breslau en 1693.
Plusieurs chirurgiens du siècle dernier et en particulier Desault, Garengeot et Jourdain, ont enlevé des tumeurs du maxillaire supérieur avec la gouge et le maillet ; mais ils n’ont pas enlevé cet os en entier.
C’est à Gensoul de Lyon que revient l'honneur d’avoir
conçu le premier l’idée de la résection totale du maxil-
laire supérieur. Gensoul pr tiqua la première opération
de ce genre en mai 1827, et en 1833 il avait déjà fait
huit résections totales sans perdre un seul malade.
A la même époque Lizars en Angleterre, exécutait la
même opération ; et bientôt après Leo en Allemagne.
A partir de 1840, la résection totale du maxillaire supérieur passa pour ainsi dire complètement dans les mœurs chirurgicales, grâce aux efforts de Heyfelder, Velpeau, Blandin, Liston, Lisfranc, Maisonneuve et enfin Nélaton, dont le procédé est devenu pour ainsi dire classique.