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À LA MÉMOIRE DE MON PÈRE

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PAPOUE ALAN ë. L

Ce travail a été entièrement exécuté au laboratoire de Monsieur BATTEGAY, Directeur de l'Ecole de Chimie de Mulhouse.

Qu'il me soit permis de lui exprimer ici toute ma reconnaissance pour l'intérêt et la bienveillance qu'il n’a cessé de me témoigner.

https://archive.org/details/1A41552007 0041

Contribution à l’Étude des sels de diazonium

Introduction.

Les sels de diazonium, qui constituentles produits de réaction normaux de l'acide nitreux sur les solutions acides d’amines primaires aromatiques, comprennent des représentants auxquels certaines propriétés particulières et distinctives semblent assigner une constitution spéciale.

La structure des sels de diazonium normaux est

caractérisée par le complexe d’atomes très réactif :

Ar —N=N |

où le radical aromatique Ar relié jà deux atomes d'azote, dont l’un est penta et l’autre trivalent, fait en général fonction de cation et X celle d’anion.

En ce qui concerne les propriétés, les sels de diazonium normaux sont le plus fréquemment incolores, très altérables et facilement solubles dans l’eau en donnant des solutions d’allure nettement saline au point d’être comparables aux solutions des sels alcalins ou

des sels d’'ammonium quaternaires.

Les représentants spéciaux tout en étant également

HITS

de nature saline sont cependant doués d’une coloration jaune intense, relativement peu solubles et remarquablement stables. Il s’agit entre autres notamment du produit de l’action de l'acide nitreux sur des solutions de sels de la p. amino-diphénylamine.

La structure moléculaire des sels diazoïques qui en résultent a déjà fait autrefois l’objet de controverses (1) qui ont rebondi récemment d’une façon plus particulière à l’occasion de brevets d'invention dont l'industrie tire parti pour la production d'images photographiques.

Le sel diazoïque dérivant de la p. amino-diphénylamine n’est en réalité stable qu’à l’abri de la lumière ; il subit au contraire, lorsqu'il est exposé à celle ci, une décomposition nette et immédiate, en donnant des produits incolores dans certaines conditions. Le fait de supporter d'autre part l'addition de naphtols ou d’autres termes de copulation appropriés sans donner lieu à une réaction avant d’avoir été traité avec un alcali, permet la production pratique d’un papier photographique. Il suffit d'imprégner le papier avec le mélange mentionné en prenant la précaution de le maintenir dans l'obscurité jusqu'au moment de son emploi. Ce papier sensible à la lumière se prête d’une façon parfaite à la reproduction d'images photogra-

phiques. Le papier imprégné est simplement irradié

1. Jacobson : Liebigs Annalen, 1895, t. 287, p. 131. Hantzsch : D. Ch. G., 1902, t. 35, p. 888 et 1912, t. 45, p. 3011. Morgan et Micklethwait : Chem. Soc., 1908, t. 93, p. 602.

= t0 re

sous un cliché à reproduire jusqu’à ce que les parties touchées par la lumière soient décolorées. En traitant à présent le papier avec de l’ammoniaque par exemple, le sel diazoïque et le naphtol copulent aux parties abritées vis-à-vis des rayons lumineux et créent une image colorée du cliché.

Ce mode opératoire fait précisément l'objet des brevets d'application (1) qui essaient de protéger dans la reproduction photographique par diazotypie, l’emploi de tout sel diazoïque répondant à l'espèce de celui qui dérive de la p. amino-diphénylamine. Ces sels diazoïques sont spécifiés par une structure moléculaire particulière qui a suscité des appréciations discordantes, lesquelles nous ont incité nous-mêmes à les examiner dans le présent travail.

Dans un premier chapitre, nous faisons l'historique et la théorie du problème en détaillant les différentes conceptions qui ont été énoncées jusqu'à présent.

Dans un second chapitre, nous essayons de donner les preuves expérimentales qui montrent que les sels diazoïques dérivant de la p. amino-diphénylamine ne peuvent répondre qu'à un sel de diazonium normal. Nous montrons en particulier et en accord avec d’autres auteurs que la structure de ce sel de diazonium n'est pas à confondre avec celle du dérivé également diazoïque qui prend naissance dans l’action d’alcali sur

ce sel.

1. Brevets Kalle et Cie à Biebrich. D. R. P. 422.972 (1924). Brevet Suisse 123.859 (1925).

me OS

Dans un troisième chapitre, nous décrivons des sels de diazonium dont la structure normale ne peut être même théoriquement mise en doute et qui néanmoins présentent les particularités essentielles du sel diazoïque obtenu avec la p. amino-diphénylamine.

Ces appuis expérimentaux d'ordre exclusivement chimique sont confirmés par des investigations physiques dans un quatrième chapitre, où nous décrivons

les résultats obtenus par l'analyse spectrale.

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