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Ce retard dans le retour à la normale de l’hyperglycémie provoquée est de même mis en évidence par GYTROMBERG, qui étudie le quotient glycémique dans 10 cas de cancers.
SCHERK arrive encore au même résulat: sur 15 malades atteints de cancers digestifs, il y eut 13 cas qui présentèrent une anomalie de la courbe d’hyperglycémie. |
Mais c’est REDING qui dans son étude « TERRAIN CANCÉREUX et CANCÉRISABLE » faisant porter ses observations sur 61 cas différents, nous apporte la conclusion définitive, tout au moins à cette date:
a) Soixante fois sur 61, la hauteur de la flèche d’hyperglycémie a dépassé 0,40, et elle est en moyenne 4 fois plus élevée chez les sujets porteurs de tumeurs cancéreuses, que chez les sujets normaux.
b) Le point culminant de la courbe est atteint chez les cancéreux beaucoup plus tardivement que chez les sujets sains.
Dans 80 des cas elle atteint son maximum 60 minutes après.
c) Enfin, le retour à l’état normal est notablement ralenti.
Postérieurement aux travaux de REDING, FOESTER À. et FoESTER C. trouvèrent la réaction positive dans le cancer maïs la trouvèrent également positive dans d’autres affections.
Résultats identiques pour GAVRILA et SPARCHEZ, FREUND et REVERSEZ. -
Expérimentalement, Mademoiselle PoURBAIX déclare n’avoir jamais trouvé de modifications dans le
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sang des animaux qui badigeonnés au goudron ne firent aucune tumeur.
Par contre, la courbe d’hyperglycémie chez les animaux rendus cancéreux lui permit de conclure à un trouble similaire à celui précédemment décrit, dans le métabolisme des glucides.
L'épreuve de l’hyperglycémie provoquée semblait devoir apporter au diagnostic du cancer un élément capital. se
Il en était comme la plupart des réactions humorales: elle ne pouvait à elle seule déterminer un diagnostic. En effet, en 1923 et en 1927, LE Noïr, MA- THIEU DE FOSSEY et GOIFFOON montrent que cette épreuve ne donne pas de résultats constants dans le cancer.
Dans quelques cas, la réaction ne subit pas la variation attendue, tant pour l’élévation de la courbe qui ne se produit pas anormalement, tant pour la durée de celle-ci qui n’est pas prolongée.
D’autre part, la fonction glyco-régulatrice contrôlant tout le métabolisme des glucides, on devait s’attendre à ses modifications dans d’autres affections.
Chez les diabétiques, les travaux de LABBÉ et BAU- DOIN ont montré que les anomalies de la courbe sont bien plus accentuées que chez les néoplasiques.
INTROZz:I et DAVIES signalent des variations semblables de la courbe chez les diabétiques.
L’hyperthyroïdie tout au moins pour CERDONA et Camps s’accompagne, lorsque le métabolisme de base dépasse + 30 %,, d’une courbe spéciale.
En résumé, nous concluerons avec REDING :
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€ Il n’en est pas moins vrai cependant qu’en général, chacun de ces états présente une courbe à caractères définis et différents de celle du cancer.
« Si la généralité de ce symptôme, la constance de ces caractères pathologiques, et les altérations dont il témoigne, en font un élément important dans la détermination de l’habitus cancéreux, on doit admettre cependant que ce symptôme ne pourrait déterminer à lui.seul un diagnostic. »
L’INDICE CHROMIQUE RÉSIDUEL.
Le métabolisme intermédiaire des glucides est représenté d’une façon plus fidèle par l’indice chromique résiduel: (I. C. R.).
Monsieur POLONOWsSKkY et WAREMBOURG, après de longs travaux sur le rapport entre l’I. C. R. et l’indice chromique glucosique (I. C. G.) ont montré qu’il était entre 0,30 et 0,60.
Sans décrire ces travaux, sachons que PI. C. G. exprime en indice chromique la quantité totale de sucre contenu dans le plasma, quantité toujours inférieure à l’indice chromique total d’une quantité qui constitue l'I. C. R.
Chez les cancéreux, VI C. R. est plus élevé. Il diminue lorsque le malade opéré est en voie de guérison.
Cette méthode plus commode, et dont la mesure est plus simple, est sujette cependant aux critiques formulées pour l’épreuve d’hyperglycémie. (Autres affections non néoplasiques avec I. C. R. augmenté, inconstance des résultats, etc...) 3
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