‹ Contribution à l'étude des sérums cancéreuxChapitre 16 sur 17 · RESULTATS · texte numérisé non relu

RESULTATS

On constate, en portant le résultat de toutes ces mesures sur une courbe, des réactions bien différentes en cas de sérums cancéreux et de sérums normaux. (Consulter le tableau hors-texte emprunté à l’article de Monsieur le Docteur CAMENA D’ALMEIDA).

Toutes les courbes protidiques s’élèvent d’une façon nette et parfois très importante (observations 1, 2, 4, 6, 9). La moyenne de décalage protidique est de + 4,80 pour toutes les observations de sérums cancéreux.

Il y a bien là une sorte « d’accrochage » de la courbe protidémique qui s’élève parallèlement à la courbe d’hyperglycémie.

Ce phénomène nous a paru assez constant puisque uous l’avons trouvé dans nos 10 cas de néoplasmes observés.

Nous n’avons pas retrouvé une élévation semblable de la courbe pour les sérums non cancéreux : chez ceux-ci en effet, la courbe tend à rester horizontale et le plus souvent à s’abaisser.

On voit que la moyenne portant sur 10 cas médicaux ou chirurgicaux, donnent un décalage protidique de — 2,95.

PSS

Mais cette réaction n’est pas exclusive du cancer, . nous l’avons en effet, retrouvé dans quelques autres cas (K 2, 7, 9). Cependant pour les deux premiers cas en particulier l’élévation de la courbe fut presque nulle (voir tableau) avec un décalage de 0,5 et 1, et cette courbe ne semble pas avoir la même allure.

Il est bien évident que ce phénomène « d’accrochage glucido-protidique » pour si constant en ses caractères et si général qu’il nous paraisse est le témoin de telles altérations endocriniennes qu’il ne pouvait prétendre déterminer le diagnostic.

Le seul fait de l’hyperglycémie provoquée, apporte de grosses perturbations au système glyco-régulateur (REDING) et bien évidemment ces perturbations ne sont pas uniques pour les sujets cancéreux.

Sans vouloir ajouter à la liste déjà longue des réactions. humorales, un procédé de diagnostic nouveau et en restant dans le simple domaine des mesures, il nous a semblé que les sérums cancéreux répondaient d’une manière particulière à cette épreuve d’hyperglycémie provoquée qui met en jeu tant d’éléments divers.

Pour Monsieur le Docteur CAMENA D’ALMEIDA :

« cette réaction particulière de l’organisme cancéreux à l’ingestion de sucre pouvait parfois donner « une ortentation au clinicien » (au même titre que les mesures de glycémie, par exemple). « Peut-être même, continue l’auteur, le taux de cet « accrochage » paraît-il avoir une certaine valeur. pronostique ; la plus forte réponse nous a été offerte par le sérum K 9. Métastase hépato-péritonéale d’un cancer gastrique ».

Pour nous, nous voulons insister sur le fait de la

mesure réfractométrique d’un usage commode, elle

donne une mesure extrêmement rapide et relative-

ment précise avec « toute la simplicité que comporte

les chiffres donnés AGE LER par quelques lec-

tures optiques ».

Ce parallélisme des courbes protidiques et glycé-

miques, et la simplicité de la méthode réfractoméde trique nous a paru intéressant à signaler.

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