‹ Contribution à l'étude des sérums cancéreuxChapitre 6 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis la découverte par Claude BERNARD de la fonction glycogénique du foie, nombreuses furent les recherches sur la glycémie, et en particulier sur la surcharge glycogénique des éléments néoplasiques.

Sans vouloir reprendre les recherches qui ont bien mis en valeur les variations du sucre sanguin chez les cancéreux (POLONOWSKY, REDING, SANNIE, PEYRE), nous avons étudié les variations de la protidémie au cours de l’épreuve d’hyperglycémie provoquée.

Monsieur le Docteur CAMENA D’ALMEIDA, médecin assistant du service de GASTRO-ENTÉROLOGIE de l’Hôpital de Saint-Denis, a attiré notre attention sur le fait que La courbe d’hyperglycémie, s'accompagne fréquemment d’une élévation parallèle de la courbe de protidémie. Qu'il nous soit permis de le remercier ici de l’aide et de la confiance qu’il nous a témoignées pour la réalisation de ce travail.

C’est sur ses conseils, et à la suite de son article dans l’hebdomadaire « Paris Médical >», que nous avons choisi ce terme « d'accrochage glucido-protidique » pour désigner cette réaction particulière du sérum Ccancéreux.

L’ingestion de glucose chez les cancéreux, nous a

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permis d'observer l'élévation du taux des albumines sériques : une élévation semblable n’a pas pu être observée chez d’autres malades chirurgicaux ou médicaux. La moyenne du taux d’accrochage glucidoprotidique a été de 4,80 pour les dix observations de sérums cancéreux que nous avons pu réunir.

Chez nos autres malades non néoplasiques, le taux des protides reste normal, et tend parfois même à baisser : réaction toute différente de celle observée sur les sérums cancéreux. 1

Les sujets faisant l’objet de nos observations ont tous été atteints de cancers vérifiés anatomo-pathologiquement (nous en donnerons plus loin le compte rendu) ou par un examen nécropsique.

La consultation de GASTRO-ENTÉROLOGIE de l’HôÔpital nous a fourni pour la plupart des néoplasmes du tube digestif.

Nos mesures ont été faites par la méthode réfrattométrique, grâce à l’obligeance de Monsieur le Docteur PEYRE, Chef de laboratoire à l’INSTITUT Du CANCER.

Cependant sur les conseïls du Docteur DELAFON- TAINE, notre maître à l'Hôpital, nous avons demandé à la chimie la vérification de quelques-uns de ces résultats : la concordance de nos résultats nous a permis de nous en tenir à cette première méthode plus simple et plus rapide. Qu’il nous soit permis de remercier ici Monsieur le Docteur DELAFONTAINE, chef des services de médecine de l'Hôpital de Saint-Denis, de sa bienveillance et de ses conseils, sans lesquels ce travail n’eut pas été possible.

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Nos remerciements vont également à Monsieur RaouL, Pharmacien-chef de l'Hôpital, directeur de la section de biochimie de l’INSTITUT des RECHERCHES d'HYGIÈNE de Paris, pour l’aide précieuse qu’il nous a apportée à ce sujet, malgré la surcharge de travail de son Laboratoire hospitalier.

Cette réaction d'accrochage glucido-protidique ne nous à pas paru suffisamment expliquée par la simple augmentation du sucre protidique (augmentation bien connue et décrite par RATHERY et ses élèves).

Le parallélisme ou plus exactement la tendance vers une augmentation y synchrome de la glycémie et de la protidémie totale nous semble être un phénomène différent de cette simple augmentation protidique du sucre des sérums cancéreux.

Il est intéressant de noter cette variation particulière dè la courbe de protidémie après ingestion de sucre, qui, sans vouloir prétendre être un élément du diagnostic pouvait cependant s’y ajouter comme une simple et intéressante orientation.

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