‹ Contribution à l'étude des soies artificiellesChapitre 60 sur 81 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

0 ; 920 Opération en vase non

15 heures à 65°C. 0 .877 hermétiquement clos.

0 , 959 Opération à l'autoclave

9 heures à 85°C. 0,924 {pression 1,5 kg.)

0,880 Opération à l'autoclave

3 h.950 m. à 90°C. 0 896 (pression 1,5 kg.)

Pour arriver à un gonflement voisin de 60, il faut 15 heures à 65°, 9 heures à 85°, et 3 heures 50 minutes à 96° C. : il s'ensuit que, comme dans le sthénosage au formol, la température et la durée de son action jouent un rôle capital.

À noter qu'il est inutile d'opérer en présence d'une grande quantité d'acétaldéhyde, car cette dernière se polymérise en paraldéhyde sous l'influence de la température et de la pression.

3° Sthénosage à la paraldéhyde.

Voici brièvement résumés les essais qui ont été faits.

Premier essai. — La fibre portée au Pau = 1,6 par l'acide phosphorique, puis essorée 10 minutes à 3.050

‘Um, est maintenue 16 heures à 93° dans des vapeurs de paraldéhyde.

Résultat : le gonflement passe de 90 à 60,3 %, maus la viscose est altérée.

Deuxième essai. — Les flottillons sont immergés dans de la paraldéhyde portée au Pa = 1,2 par de l'acide formique (ce qui donne une solution homogène : l'acide phosphorique aqueux ne se dissout pas dans la paraldéhyde), et chauffés dans ce bain pendant des temps et à des températures variables. Après lavage à l’eau, le gonflement est mesuré comme d'habitude.

Conditions de l'opération Gonflement à l'eau du produit traité

Chauffage de 16 heures à 65° 59 %.

Chauffage de 45 heures à 76° y be:

Ces résultats semblent indiquer que le sthénosage à la paraldéhyde ne permet pas d'obtenir des gonflements inférieurs à 57 %.

4° Sthénosage à l’acétone,

Premier essdi. — La fibre est chauffée, au réfrigérant à reflux, pendant 6 heures dans un mélange d’'acétone et d'acide phosphorique de Px « apparent » 1,6.

Résultat : le gonflement passe de 90 à 81,8 %.

Deuxième essai. — L'opération est conduite de la même manière que l'essai précédent, mais en milieu anhydre : la solution renfermait :

Acétone.anhydre te Mes Eee POSE andre Re ee Fgre

Résultat : gonflement 51,8 %.

I résulte des essais qui précèdent, qu'avec les diffé-rents agents employés el malgré toutes les précautions prises, 1l est impossible de pousser le sthénosage aussi

loin qu'avec le formol.

APPLICATION DU STHÉNOSAGE A DES FIBRES CELLULOSIQUES AYANT SUBI UN TRAITEMENT PRÉALABLE

1° Sthénosage de viscose préalablement chauffée.

Les flotüillons de viscose (80 deniers, 12 brins) ont été chauffés pendant des temps variables à l'étuve électrique à 110°. Deux essais sont retirés en même temps et tandis que l'un d'eux est sthénosé, on mesure le gonflement de l'autre par une centrifugation de quinze minutes à 3.050 t/m.

Le sthénosage a été réalisé suivant les indications d'ESCHALIER : les flottes sont immergées 10 minutes dans un bain renfermant :

ALMA DAlASSé Lire «à 50 gr.

Aeide lactique d=1,21....... 20 gr.

AIN MODE SRE RE 300 gr.

Re Dre e rotae + 1.000 gr.

puis essorées de manière à laisser 100 % en poids de liquide, et enfin séchées huit heures à 65° en étuve Îermée. On lave alors à l’eau et mesure le gonflement comme d'habitude.

Voici quels ont été les résultats :

| DURÉE du CHAUFFAGE GONFLEMENT % GONFLEMENT % préalable en heures avant sthénosage après sthénosage

O (essai témoin). . . 90,5 32,7

PAT UNE à 50 1 5: POESIE SE 86,0 33,0 Eh 20 mine + | 82,2 36,5 Corhes0 mins". 76,9 37,3

Le chauffage préalable gêne donc le sthénosage, d'une manière d'autant plus accentuée que la diminution de gonflement qui lui fait suite est plus accusée.

20 Sthénosage du coton mercerisé.

Des flottillons de coton ont été traités cinq minutes par

des lessives sodiques de concentration croissante, puis rincés à fond à l’eau. Le gonflement est alors mesuré.

Ils sont ensuite sthénosés suivant le processus d'Es- CHALIER mentionné dans le paragraphe précédent. Séjour à l'étuve : 4 heures à 65°.

Nous avons eu les résultats suivants :

A.— Cas du coton brut.

ee de GONFLEMENT % GONFLEMENT % | mercerisante avant sthénosage après sthénosage

(Essai témoin) 0 40,5 24,7

B. — Cas du coton blanchi.

DICRES GONFLEMENT % GONFLEMENT % de la solution sodique

mercerisante avant sthénosage après sthénosage

Des chiffres précédents, on peut déduire que :

1° Après mercerisage, le gonflement à l’eau est augmenté considérablement et il présente un maximum pour une concentralion en soude voisine de 4 N (environ 17 %) ;

va Le Sthénosage produit une diminution de gonflement d'autant plus forte que l'on part d'un coton plus fortement mercerisé ;

3° Le fait d'ouvrir au préalable la molécule cellulo-

sique par traitement aux alcalis ne conduit pas, après sthénosage, à un gonflement inférieur à celui que donne par le même traitement le coton non mercerisé.

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