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III. — CHARGE A L'ÉTAIN DE LA SOIE ORDINAIRE ET DE LA SOIE STHÉNOSÉE

Nous avons limité la charge à une simple fixation d'oxyde stannique. Les bains de charge ont été constitués par des solutions de chlorure stannique, de concentralions variant de 5 à 86 % en Sn CH. Chacun d'eux mesurait 50 cc. par gramme de viscose. Après deux heures de contact, les flottillons ont été retirés, essorés à fond par centrifugation, puis soumis à l’hydrolyse prolongée dans l'eau ordinaire. On lave à fond en renouvelant l'eau plusieurs fois, puis on essore et on sèche. On dose enfin l’élain sur la fibre, par incinération, sous forme de Sn OZ.

On a obtenu les résultats suivants :

PP

VISCOSE ORDINAIRE VISCOSE STHÉNOSÉE (Gonflement 90 % ) (Gonflement 43,2 %)

Solution primitive Gr. de Sn O? fixés À Solution primitive | Gr. de Sn Ofixés Sn Cli % sur 100 gr. de soie Sn Clé % sur 100 gr. de soie

L'examen du tableau précédent indique :

1° Que l'effet du sthénosage se traduit par une diminution de la charge en étain pour une même liqueur de Sn CH ;

2° Qu'il existe, aussi bien pour le produit initial que pour le produit sthénosé une concentration optima voi- ‘sine de 20 % d'’étain ;

Le taux de charge susceptible d'être réalisé avec une même liqueur de chlorure stannique va, d’ailleurs, en décroissant si l'intensité du sthénosage augmente. C’est ce que montrent les essais ci-dessous, dans lesquels on a opéré avec une même solution de chlorure stannique à 30° Baumé et des viscoses sthénosées, de manière à donner des gonfiements de 64,8, 46 et 27,8, étant entendu que le gonflement de la viscose primitive était de 90. A noter que l'hydrolyse a été faite dans ces dernières expériences sous un violent courant d'eau et non par immersion dans un récipient renfermant de l'eau. C'est ce qui explique les charges plus faibles obtenues.

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