VI. — Résistance à la traction
La modification apportée par le sthénosage dans la constitution de la fibre cellulosique entraîne avec elle des variations dans la résistance à la rupture qui sont surtout sensibles, comme il était facile de le prévoir, dans le cas de la fibre à l'état mouillé.
Nous avons effectué les essais de sérimétrie à l’état sec et à l'état mouillé sur la fibre normale, d’une part, et sur. la même fibre sthénosée à des intensités différentes, d'autre part. Nous avons obtenu les résultats consignés
dans les tableaux ci-dessous, dans lesquels représente
le quotient de la charge de rupture F par le titre en deniers T de la soie viscose, 80 deniers, 12 brins, ayant servi à nos expériences.
Sérimétrie à l’étal sec (e = 78 - 80).
GONFLEMENT| :0ÿomme de PSE EF RENFORCEMENT des essais % SEE ee ge % () (non sthénosé) 104,5 25,3 1,30 10,7 125,5 226 155% 20,7 44,1 135,8 17,0 1,69 30 32,3 147,1 11,3 1,84 41,5
Sérimétrie à l’état mouillé.
Renforcement
Allongement F à la rupture T
GONFLEMENT CHARGE à l'eau des essais] de rupture
Les résultats précédents sont la moyenne de 50 mesures faites avec un sérimètre perfectionné dont la vitesse d'entraînement est de 30 cm en 21 secondes (857 mm par minute).
La sérimétrie à l’état sec a été faite dans une atmosphère d'état hygrométrique 78-80, c’est-à-dire dans une atmosphère relativement assez humide, ce qui explique
F pourquoi le rapport ï de la soie non sthénosée apparaît
un peu faible.
Des chiffres du tableau précédemment indiqué, il résulte :
1° Qu'à l'état sec et à l’étât humide, le sthénosage augmente la charge de rupture et diminue l’élasticité ;
2° Que le renforcement à l’état mouillé est de beaucoup plus accentué qu'à l’état sec.
Conservation des soies sthénosées.
Nous avons examiné si les améliorations de résistance à la traction observées sur des soies fraîchement sthénosées à des intensités diverses étaient stables, et, pour cela, nous avons effectué la sérimétrie de toute une série d'échantillons conservés :
1° À l'air libre et à la lumière ;