‹ Contribution à l'étude des souffles continus de la Région XiphoidienneChapitre 7 sur 19 · À MES MAIÎTRES DANS LES HOPITAUX · texte numérisé non relu

À MES MAIÎTRES DANS LES HOPITAUX

. LE Docteur Anpré BERGÉ (in memoriam).

. LE PROFESSEUR Louis RÉNON (in memoriam).

. LE DocTEur ARROU.

. LE PRorEssEuR MaRcEL LABBÉ.

. LE DocrEur ROCHARD (in memoriam).

. LE DOcTEUR pE MASSARY. |

. LE DocTEUrR POTHERAT (in memoriant).

. LE Docteur DÉMELIN.

. Le Docreur APERT.

. LE Docreur Louis RAMOND.

Introduction - Généralités

L'étude des souffles anémiques à donné lieu à de très nombreux travaux. Découverts par LAENNEG, étudiés ensuite par BouiLLAUD, BEAU, BARTH et Ro- GER, ARAN ; par Hope, WinrRicx, RICHTER à l’étranser, et plus récemment par HAyEM, André BERG*, Josué, BUFFET, FIEssINGER et BiDEGARAY, ils ont fait l'objet de nombreuses discussions, tant au point de vue de leur valeur diagnostique que de leur pathogénie. | |

Les sièges de production des souffles anémiques veineux semblaient définitivement fixés : à savoir au niveau des veines jugulaires principalement, accessoirement, au niveau des fémorales, de la rate et des globes oculaires. Rien, logiquement, ne s’oppose à ce que ces manifestations anémiques soient perçues au niveau d'autres territoires vasculaires, et l'observation d’un malade que nous avons eu ”occasion de suivre dans le service de M. le Docteur Louis Ramowp, à l'hôpital Laënnec, nous à permis d'entendre dans la région xiphoïdienne un murmure continu que nous avons Cru pouvoir ranger, après nous être livrés à une étude critique de tout

ce qui pouvait être de nature à le simuler, dans la catégorie des souffles dits « anémiques ».

Cette manifestation si particulière, survenue chez un sujet profondément anémié, ne manqua pas de nous étonner et de nous intéresser vivement, ainsi que tous les assistants du service ; dans le but de l'identifier, nous avons recherché dans les différents ouvrages classiques si la description en avait été faite : ce fut en vain ; de même, nos recherches ont été infructueuses dans les différentes publications médicales que nous avons compulsées. Ce n’est que dans de relativement récentes réunions de la Société Médicale des Hôpitaux que quelques cas de mur. mure xiphoïdien continu furent rapportés. Il s’agissait, en fait, de malades présentant un tableau pathologique tout à fait différent de celui réalisé par notre sujet. |

C'est alors que nous nous sommes demandé s'il n'était pas logique d'interpréter ce souffle continu xiphoïdien comme une variété des souffles dits « anémiques » si fréquemment observés chez de tels malades dans les veines de la base du cou, puisqu’en effet, ce souffle si spécial par son siège tout à fait anormal, était par tous ses autres caractères identique aux souffles veineux anémiques depuis longtemps décrits.

Dans l'observation que nous allons rapporter, l'ensemble des symptômes présentés par le malade constitue un syndrome anémique à peu près pur : On y trouve réunis une anémie globulaire marquée,

une diminution du taux de l'hémoglobine, une légère hypertrophie splénique, un souffle jugulaire ; comment n'être pas tentés, en l'absence d’autres facteurs capables de la déterminer, de rattacher cette manifestation à siège exceptionnel, à la même série de phénomènes nosologiques ? Et

Nous n'avons pu arriver à cette conclusion qu'après des examens minutieux et répétés qui nous ont permis d'éliminer toutes les lésions susceptibles de donner lieu à un symptôme analogue à celui qui nous occupe. |

Notre hypothèse a d’ailleurs trouvé sa confirmation, puisque le murmure a décru parallèlement à l'augmentation du nombre des globules rouges, à l'accroissement de leur teneur en hémoglobine, au retour progressif de la tension artérielle vers Ia normale.

Il nous a paru intéressant, en raison de la nouveauté de ce fait et de ses difficultés d'interprétation, d’en faire l’objet de ce travail.

Nous nous proposons :

1° De rapporter l'observation de notre malade.

2° D'’éliminer les différents souffles ou murmures de la région xiphoïdienne ne présentant pas le caractère stricte de continuité.

3° De passer en revue les quelques observations que nous avons pu réunir relatant un murmure continu de cette région, dans le but d’y faire rentrer notre cas. |

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